Un programme de protection humanitaire pour lutter contre les violences sexuelles, favoriser l’intégration et renforcer la résilience

Caritas International Belgique Un programme de protection humanitaire pour lutter contre les violences sexuelles, favoriser l’intégration et renforcer la résilience

En RD Congo, des comités locaux parviennent à régler les conflits de manière pacifique. © Caritas International

En RD Congo, des comités locaux parviennent à régler les conflits de manière pacifique. © Caritas International

08/01/2024

Les personnes qui fuient suite à une guerre ou à une catastrophe naturelle se trouvent dans une situation très vulnérable et ont un besoin urgent de protection humanitaire. C’est pourquoi Caritas International et ses partenaires locaux mettent tout en œuvre pour protéger et soutenir les réfugié-e-s, les personnes déplacées et les communautés hôtes à travers le monde.

Grâce au soutien financier de la DGD et à une étroite collaboration avec nos partenaires locaux, nous organisons différentes actions pour mieux protéger les personnes réfugiées et déplacées ainsi que pour soutenir les communautés hôtes. Durant les deux prochaines années, nos efforts se concentrerons sur le Niger, le Burundi, l’Ouganda et la République démocratique du Congo (RD Congo).1

Ces quatre pays connaissent d’importants mouvements de population : beaucoup de gens fuient les affrontements entre l’armée et les groupes armés au Niger, le Burundi compte de nombreuses personnes rapatriées, l’Ouganda accueille un très grand nombre de réfugié-e-s et de nombreuses personnes se déplacent au Sud-Kivu (en RD Congo) en raison de catastrophes naturelles ou d’attaques de la part des milices.

Répondre aux besoins d’urgence 

Notre but, à court terme, est de donner aux gens la possibilité de retrouver leur dignité. La protection humanitaire consiste donc à soutenir les victimes de violences sexuelles, à distribuer des produits de base ou de l’argent ainsi qu’à fournir des abris aux victimes de conflits ou de catastrophes naturelles.  Nous visons ensuite à stabiliser la situation des personnes concernées grâce à des formations professionnelles, à de la sensibilisation et au dialogue avec les communautés.

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Nous voulons aider à soutenir davantage les survivantes. Nous les aidons à retrouver leur place dans la société.

Catherine Courbe, coordinatrice humanitaire chez Caritas International.

« En RD Congo, par exemple, nous avons organisé des CLOC. Il s’agit de comités locaux, au Sud-Kivu, qui parviennent à éviter la violence armée et à régler les conflits de manière pacifique dans de nombreux villages. Ces comités font également beaucoup pour les femmes victimes de violences sexuelles », explique Catherine Courbe, coordinatrice humanitaire chez Caritas.

« Nous voulons les aider à soutenir davantage les survivantes. C’est pourquoi nous distribuerons des ‘kits de dignité’ qui contiennent des sous-vêtements, du savon, des serviettes hygiéniques, une brosse à dents et d’autres articles de soins. Au Sud-Kivu, lorsqu’une femme a besoin d’un traitement hospitalier, nous faisons appel à l’hôpital Panzi du gynécologue Denis Mukwege, célèbre pour son engagement en faveur des femmes victimes de violences sexuelles. Nous les aidons à retrouver leur place dans la société. Elles participent également à des groupes d’apprentissage de la lecture, de l’écriture et du calcul. On peut considérer ces CLOC comme des ‘safe spaces’, des lieux sûrs où les femmes se parlent et reprennent confiance en elles. »

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Au Niger, nous travaillons sur la création de lieux sûrs pour les enfants.

Catherine Courbe, coordinatrice humanitaire chez Caritas International.

« Nous investissons également, avec l’aide de nos partenaires locaux, dans des infrastructures utiles dans les différents pays. Au Niger, par exemple, nous travaillons sur la création de lieux sûrs pour les enfants. Dans certaines zones, la population est confrontée à beaucoup de violence. Ces lieux sûrs leur permettent de jouer et de pouvoir simplement être des enfants. Toujours au Niger, nous construisons également des latrines dans les camps de réfugié-e-s. C’est important pour la santé mais également pour la sécurité des femmes et des enfants car cela réduit la distance à parcourir pour aller aux toilettes », explique Catherine Courbe.

Créer ses propres revenus 

Après avoir répondu aux besoins immédiats des personnes réfugiées ou déplacées et des communautés hôtes, nous essayons de mieux les protéger en les intégrant dans la société. Les personnes réfugiées ou déplacées ont tout laissé derrière elles et doivent donc avoir un but pour se construire une existence dans l’endroit où elles sont accueillies. « C’est pourquoi nous organisons des formations professionnelles qui leur permettent de devenir cordonniers, mécaniciens ou tailleurs par exemple. »

Nous soutenons également les communautés hôtes grâce à la distribution d’argent, par exemple. Cela permet aux villages de créer des groupes d’épargne et de crédit. Lorsqu’un membre de la communauté souhaite prendre une initiative, il peut emprunter de l’argent à la collectivité. « C’est un système qui fonctionne très bien », affirme Catherine Courbe.

S’adapter au réchauffement climatique 

L’impact de la crise climatique au Sahel ou dans la région des Grands Lacs est incontestable : au Niger, les agriculteurs perdent des terres fertiles en raison de l’avancée du désert. En RD Congo et au Burundi, des pluies torrentielles entraînent souvent des inondations majeures, avec des conséquences dévastatrices pour la population. Il est donc important de soutenir les communautés concernées.

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En Ouganda, la déforestation est importante car les gens cherchent du bois pour cuisiner et se chauffer.

Catherine Courbe, coordinatrice humanitaire chez Caritas International.

« En Ouganda, par exemple, la déforestation est importante car les gens cherchent du bois pour cuisiner et se chauffer. Cette déforestation entraîne l’érosion des sols. Avec nos partenaires, nous plantons les arbres fruitiers nécessaires sur les parcelles. Ces arbres produisent des fruits, mais aussi des résidus d’élagage qui peuvent servir de bois de chauffage. On évite ainsi la déforestation. La plantation d’arbres rend également le sol plus stable et lutte contre l’érosion. »


Avec le soutien de la Coopération belge au développement – DGD



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ProHuma 2 est la suite de ProHuma 1. Ce programme, qui s’étend du 6 novembre 2023 au 5 novembre 2025, se déroule au Burundi (provinces de Ruyigi, Cankuzo, Kirundo), au Niger (zones de Diffa et Tahoua), en Ouganda (zones de Kyegegwa et Kikube) et en RD Congo (territoires de Kalehe, Kabare, Walungu et Shabunda, tous dans la province du Sud-Kivu).

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