Apprendre, aussi après l’école

Caritas International Belgique Apprendre, aussi après l’école

© Isabel Corthier - La motivation ne manque pas à l'école des devoirs de Caritas !

© Isabel Corthier - La motivation ne manque pas à l'école des devoirs de Caritas !

02/09/2019

Au Liban aussi la nouvelle année scolaire démarre bientôt. Pour de nombreux enfants pourtant, ce retour sur les bancs de l’école ne sera pas facile. La pauvreté, les traumas liés à l’exil et les difficultés d’apprentissage qui en découlent, compliquent le quotidien de beaucoup d’enfants libanais et syriens. Pour qu’ils puissent déployer tous leurs talents, Caritas a mis en place une aide scolaire, appelé programme After School. Myrna Chamieh en est responsable depuis ses prémices et vous en explique le but.

Que propose le programme scolaire After School précisément ?


Myrna Chamieh : « Il comprends plusieurs volets. Le premier est l’accompagnement aux devoirs et la remédiation, surtout pour les langues. Les enfants viennent tous les jours, après l’école, soit de 15h30 à 17h30. Les autres volets mettent l’accent sur la protection des enfants et leurs droits. Ainsi, nous organisons des sessions de sensibilisation aux droits des enfants pour les parents et les élèves, nous organisons des workshops, des excursions et des camps de vacances éducatifs car, souvent, ces enfants manquent de temps libre dans leur contexte familial. Quand ils ont besoin d’un suivi psychologique, nous les référons aussi vers nos centres médicaux.

Les enseignants ici sont très motivés. Ils suivent les élèves après et pendant leur journée d’école afin de monitorer leur évolution. Je les appelle des « volontaires », parce qu’ils ne gagnent pas grand-chose. Ce que j’aime aussi c’est la chaine de solidarité. Certains enfants qui ont suivi le programme et sont adultes aujourd’hui viennent parfois aussi aider bénévolement pendant les camps d’été. »

Comment cet enseignement complémentaire a-t-il vu le jour ?

Myrna : « Tout a commencé en 2005, dans un quartier pauvre de Beyrouth, comme projet-pilote pour lutter contre le travail et l’exploitation des enfants. Nous avions constaté qu’1 enfant sur 4 quittait l’école prématurément, sans diplôme. Nous devions garder plus d’enfants à l’école !

Aujourd’hui, le projet est en place dans six écoles : trois dans la périphérie de Beyrouth, une à Tripoli, une à Zahlé et une dans le sud, près de la frontière israélienne. Au total, plus de 500 élèves, âgés de 6 à 16 ans, suivent nos cours. »

Quel est le profil des élèves qui suivent ces cours de remédiation ?

Myrna : « Nous avons établis plusieurs critères : Ont-ils des difficultés d’apprentissage ? Ont-ils déjà décroché ? Leurs parents sont-ils analphabètes ? Dans quelles conditions vivent-ils ? Voilà ce que nous regardons. Ce sont les critères importants, pas le pays d’origine ou la religion.

Au début, c’était les écoles et les paroisses qui référaient les enfants mais maintenant, le bouche-à-oreille fait son effet. Les demandes arrivent de partout. Nous avons une liste d’attente dans chacune des six écoles participantes. Le besoin est là, nous devons continuer. C’est un programme qui est très important pour l’avenir des enfants libanais et syriens. »


Aujourd’hui, le programme After School est un succès. Mais il ne reçoit pas de subsides des autorités et, sans l’aide des donateurs/rices, l’école de devoirs devra fermer ses portes. Alors que la rentrée des classes est là. Aidez un enfant avec des difficultés d’apprentissage au Liban, c’est lui offrir un avenir. FAITES UN DON AUJOURD’HUI sur le compte BE88 0000 0000 4141 ou sur notre plateforme en ligne.

Actualités associées

Toutes les actualités