Empowerment dans un monde en mouvement en Ethiopie

Caritas International Belgique Empowerment dans un monde en mouvement en Ethiopie

© Isabel Corthier

© Isabel Corthier

29/08/2018

DUREE:

5 ans, du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2021

LIEU:

Tigray, districts d'Irob et d'Enderta

PARTENAIRE LOCAL:

Ethiopian Catholic Church - Social and Development Coordinating Office of Adigrat (ECC-SDCOAd)

BUDGET:

1.602.762 € (80% DGD)

FONDS PROPRES:

320.552 €

Contexte : un programme concernant 7 pays

Pour le programme quinquennal subventionné par la Direction générale de la coopération au développement et de l’aide humanitaire (DGD), Caritas International œuvre pour la solidarité, la dignité et la résilience. Le programme s’étend sur 7 pays, y compris l’Ethiopie. Les thèmes clés sont la sécurité alimentaire et nutritionnelle et la migration et le développement. Le programme a été élaboré sur la base des principales préoccupations de la population des pays concernés et en identifiant des collaborations possibles avec d’autres acteurs.

Objectif : sécurité alimentaire et nutritionnelle

Nous cherchons à renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des familles et des communautés vulnérables aux conséquences du changement climatique et à faire baisser la migration forcée[1] en promouvant une agriculture intelligente du climat et des moyens de subsistance diversifiés.

Causes de l'insécurité alimentaire

L’insécurité alimentaire temporaire et chronique ainsi que la pauvreté élevée sont problématiques dans les deux zones d’intervention. Le pourcentage de personnes incapables de répondre à leurs besoins alimentaires est de 75 % dans le district d’Irob et 33% dans le district d’Enderta.

Les causes sont diverses et interconnectées. Tout d’abord, les districts d’Irob et d’Enderta sont soumis à la sécheresse (avec respectivement des précipitations annuelles moyennes entre 300 et 600 litres d’eau par mètre carré). A cause des changements climatiques, ces précipitations sont par ailleurs devenues de plus en plus irrégulières (sécheresses plus longues, saison des pluies qui commence plus tard et finit plus tôt). Les paysans dont les cultures dépendent de la pluie sont dès lors de plus en plus vulnérables.

La croissance de la population (2,7 % par an pour le Tigray) et le manque de sol fertile font également croître le nombre de personnes sans-terre, en particulier les jeunes (pour Irob 39 %, Enderta 11 %). Peu d’opportunité existe pour les jeunes et les femmes en dehors de l’agriculture.

À la fois dans les districts d’Irob et d’Enderta, la disponibilité des aliments pour les animaux et l’eau sont encore davantage mis sous pression par la déforestation, la baisse du niveau des eaux souterraines, l’érosion et l’épuisement des sols. Tout cela limite en grande partie le rendement de l’agriculture et de l’élevage.

Activités

Plus de sécurité alimentaire pour les agriculteurs se traduit par la :

  • Construction/expansion/réparation des infrastructures pour récupérer l’eau de pluie et l’acheminer vers la population (barrages, canaux, sites d’approvisionnement) ;
  • Promotion de plants améliorés et fruits ainsi que la promotion de techniques d’irrigation pour réduire la dépendance à l’eau de pluie ;
  • Promotion de la culture de plantes fourragères et de plants d’arbres ;
  • Promotion de nouvelles techniques pour la culture des cactus afin qu’ils puissent également être utilisés comme fourrage en dehors de la saison habituelle ;
  • Construction de bacs d’eau pour les animaux dans les sites d’approvisionnement en eau existants ;
  • Création de groupes d’épargne et de prêts – en particulier pour les femmes – et répartition des espèces améliorées de poulets et de moutons pour l’élevage ;
  • Promotion de l’apiculture et de la production de miel avec des techniques améliorées pour un revenu complémentaire ;
  • Réhabilitation des ressources naturelles afin de lutter contre l’érosion, rétablir le niveau des eaux souterraines, agir contre l’épuisement des sols.

Un métier pour les familles sans terre et les jeunes sans emploi est réalisé via :

  • Le développement de compétences pour augmenter les chances de trouver un travail ;
  • L’éducation à l’entrepreneuriat ;
  • L’amélioration de l’accès aux crédits.

Pour une alimentation saine, Caritas réalise les activités suivantes :

  • La promotion de la culture de fruits et légumes dans les jardins-potagers afin d’assurer la diversité et la valeur nutritive des repas ;
  • La construction de nouveaux sites d’approvisionnement en eau, de conduites d’eau et de citernes collectives pour l’eau de pluie.

Afin de rendre les populations plus résilientes en situation de crise, de nombreuses formations sont données. Caritas favorise aussi le travail en coopératives et en comités ainsi que le dialogue au sein communautés mais aussi avec des acteurs extérieurs.

Public-cible

Ce projet concerne d’une part les petits agriculteurs, et d’autre part, les familles sans terre et les jeunes sans emploi. Qui sont-ils ? 3.374 ménages et 7 communautés (41.084 personnes) confrontées aux impacts négatifs du changement climatique et enclins à la migration en raison du manque d’opportunités futures.


Avec le soutien de la Coopération belge au développement – DGD

Note :

[1]

La migration forcée survient lorsqu’une personne ou une famille ne voit plus d’options pour survivre et décide de migrer dans des circonstances dangereuses. Les raisons de cette décision sont, par exemple, un arriéré économique extrême, des catastrophes naturelles ou une répression sociale.

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