Bad Times Stories : l’esclavage moderne

Caritas International Bad Times Stories : l’esclavage moderne
22/06/2016

De retour de mission au Liban, Sébastien Deschamps, Responsable de l’aide d’urgence de Caritas International, rapporte dans ses bagages « Bad Times Stories », un livret de quelques pages racontant quelques histoires vraies de migrantes : deux africaines, une  bangladaise, qui se sont rendues au Liban pour y trouver du travail. Toutes espéraient pouvoir ainsi subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille restée au pays.
Mais voilà. La réalité est toute autre. Sur place, moins que des employées, elles deviennent de véritables esclaves. Elles sont maintenues en captivité dans des conditions inhumaines par des « patrons » peu recommandables.  Le partage de ces fragments de vie nous permet de mettre en lumière le travail magnifique que réalise notre partenaire, la Caritas Liban. (Traduction libre de l’anglais)

Episode 1 : Banchamlak, éthiopienne

Banchamlak est citoyenne éthiopienne et arrivée au Liban en 2012 pour soutenir sa famille financièrement. Elle est appliquée, mais son employeur la force rapidement  à travailler illégalement dans d’autres maisons louées. Quand elle ne veut pas réaliser les tâches qu’on lui demande, son employeur la menace avec une arme. Il utilise un verre, un couteau, une échelle, même un narghuileh pour la battre, lui causant ainsi des blessures sévères et d’importantes infections. Certains jours, elle est à peine capable de marcher tellement elle souffre.

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Années après années, son état de santé s’étant détérioré, elle demande assistance médicale à son employeur. Les médicaments achetés seront déduits de son salaire (qu’elle ne reçoit plus depuis déjà 7 mois). Banchamlak vit un véritable enfer. Personne ne lui vient en aide, de peur de se mettre son employeur à dos.

Heureusement, une dame libanaise a pris le risque de l’aider à s’échapper de la maison. Elles se rendent à l’association KAFA qui les redirige vers la Caritas Lebanon Migrants Center (CLMC). Banchamlak a été admise aux urgences.

 

Caritas lui a fourni l’assistance médicale dont elle avait besoin pour traiter ses jambes infectées et l’anémie causée par ses carences alimentaires. Après deux mois de traitements, elle se sent mieux même si elle aura encore besoin de temps pour se remettre entièrement.

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Si les histoires recueillies dans « Bad Times Stories » sont au nombre de trois, pourtant, elles  sont bien plus nombreuses, ces femmes migrantes qui ont traversé cette épreuve.

Vous pouvez retrouver les trois épisodes animés sur Youtube:

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