Aide d’urgence pour les familles de retour au Kasaï

Caritas International Belgique Aide d’urgence pour les familles de retour au Kasaï

© Caritas Congo

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07/12/2018

À Kakenge, une ville de la région congolaise du Kasaï, Caritas a apporté de l’aide d’urgence à 430 familles vulnérables. Quatre distributions sont encore prévues afin de soutenir un total de 4.000 familles dans le besoin.

« Nous ne savions pas que des attaques avaient lieu dans notre quartier. Le bruit et les cris de nos voisins nous ont prévenus. Il était 8 heures du matin. Nous avons dû rapidement fuir, sans même fermer la porte de notre maison. Nous avons tout laissé derrière nous », se souvient Jeannette Mabintshi, une étudiante âgée de 22 ans. Après quelques mois, la voilà de retour à Kakenge avec sa famille. Elle y reçoit de l’aide d’urgence pour sa mère malade.

Familles vulnérables

« Ces familles sont particulièrement vulnérables, par exemple parce que leur maison a été incendiée ou qu’un membre de la famille est handicapé », explique Willem Vervaeke, notre responsable des projets en RD Congo. « Ils ont dû fuir en raison d’un conflit interne concernant l’accès aux terres par deux tribus, les Mpianga et les Kete. Le conflit a dégénéré en janvier-février de cette année et doit être considéré à la lumière des troubles qui persistent au Kasaï. »

Après quelques mois, un certain calme est revenu. Et avec cette paix, les résidents reviennent eux-aussi. Mais le conflit n’a pas encore été clarifié. Jusqu’il y a peu, la situation en matière de sécurité empêchait également la distribution de produits de première nécessité. « Nous sommes la première organisation humanitaire qui apporte de l’aide d’urgence à Kakenge », a déclaré Willem Vervaeke. « Notre partenaire local, Caritas Mweka, connaît et comprend très bien la situation sur place et nous a assuré que cela fonctionnerait. Nous comptions sur leurs connaissances et tout s’est bien passé. »

Apporter de l'aide d'urgence

« Nous avons distribué des articles ménagers et de l’argent comptant », explique Willem Vervaeke, présent lors de la distribution. L’argent offre aux familles une certaine dignité car elles peuvent ainsi décider de ce qu’elles vont en faire, en fonction de leur situation et de leurs besoins. « Vous ne pouvez distribuer de l’argent que lorsque les marchés fonctionnent bien », souligne encore Willem Vervaeke. « Caritas Mweka, notre partenaire local, avait déjà confirmé le bon fonctionnement des marchés. Après la distribution en espèces, nous avons également vérifié si celle-ci avait un effet sur les prix ou les stocks. De cette manière, nous sommes sûrs que nos actions n’affectent pas l’économie locale.»

Dans la sélection des familles, la vulnérabilité a été prise en compte. De plus, une répartition égale entre les différentes tribus a été considérée. Dans la file de la distribution de biens d’urgence, les représentants des deux groupes se sont serrés la main et ont confirmé leur intention de paix. « Cette aide servira aux deux communautés », explique un représentant des Mpianga. Le chef des Kete s’accorde : « Nous sommes un. Le passé est derrière nous. »

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