Renforcement de l’accès à l’eau potable et des pratiques sanitaires

Caritas International Belgique Renforcement de l’accès à l’eau potable et des pratiques sanitaires

© Isabel Corthier

© Isabel Corthier

22/02/2019

DUREE :

3 ans de janvier 2019 à décembre 2021

LIEU :

District de Gimbo, zone de Kaffa, Ethiopia

PARTENAIRE LOCAL:

Caritas diocésaine de Jimma

BUDGET :

106.258 € (72.922,58 € de Vivaqua)

Fonds propres:

33.335 €

Contexte : zone de Kaffa

La couverture d’accès à l’eau et d’installations sanitaires dans la zone de Kaffa est assez basse par rapport à d’autres zones d’Ethiopie. Seuls 29 % des ménages ont accès à l’eau potable et 45 % à des installations sanitaires. Quand elles existent, leur qualité et fonctionnement sont parfois rudimentaires. La plupart des systèmes en place ont un aspect boueux et sale en raison d’une mauvaise protection (entre autres pour les animaux domestiques et sauvages) et de l’absence de drainage. Les points d’eau contaminés représentent un vecteur important de maladies telles que diarrhée, parasites intestinaux, infections. Les autres problèmes majeurs de santé rencontrés sont les infections oculaires et cutanées, également susceptibles d’être causées par une consommation d’eau insalubre et/ou de mauvaises pratiques d’assainissement et d’hygiène.

Une part importante de la population rapporte la difficulté d’accès aux points d’eau, souvent situés dans des gorges ou d’autres endroits difficiles. La plupart du temps, les femmes et les enfants de moins de 15 ans ont la responsabilité d’aller chercher l’eau. Cette situation engendre divers problèmes tels que le décrochage scolaire ou encore le harcèlement sexuel des femmes et jeunes filles. Pourtant, Kaffa possède un réel potentiel hydrique, avec de nombreuses sources qui ne sont pas protégées faute de moyens.

Ce projet est mis en place dans le sous-district de Keyi-Kello en raison des défis existants en matière d’eau et assainissement, ainsi que pour sa forte concentration d’une minorité ethnique appelée Menja. Les personnes de cette minorité sont souvent vulnérables, négligées et discriminées par l’ethnie majoritaire (appelée Gomero). L’une des raisons de cette discrimination est l’existence de mauvaises conditions d’hygiène et d’assainissement parmi la minorité. Pour cause, il s’agit d’une ethnie anciennement nomade, qui s’est sédentarisée voici quelques dizaines d’années mais qui n’a pas pris l’habitude ou n’a été éduquée dans un environnement avec des installations sanitaires adéquates (ou simplement existantes).

Objectif : santé et de la sécurité alimentaire

L’objectif global du projet est de contribuer à l’amélioration des conditions de santé et de la sécurité alimentaire de la population locale. D’un oeil plus spécifique, ce projet vise à améliorer :

  • l’accès à l’eau potable des populations vivant dans la zone d’intervention ;
  • l’accès aux infrastructures sanitaires ;
  • les pratiques des populations locales en matière d’hygiène, d’assainissement et de gestion des ressources en eau.

Activités : aménagement, construction et formations

Car un plus grand nombre de points d’eau fonctionnels permet un accès durable des populations aux ressources en eau potable, nous aménagerons 5 sources.

Car un plus grand nombre d’infrastructures sanitaires fonctionnelles permet aux populations de satisfaire à leurs besoins en matière d’hygiène et assainissement, nous construirons une latrine (avec 4 unités) ainsi que 4 bassins pour la lessive.

Car le renforcement des capacités des différentes parties prenantes et la promotion des programmes communautaire d’hygiène et d’assainissement permettent une gestion durable des infrastructures et une diffusion de pratiques d’hygiène et d’assainissement, nous assurerons aussi :

  • la formation 25 personnes pour la maintenance des points d’eau ;
  • plusieurs séances de formation, sensibilisation et de discussion communautaires. Le but ? Aborder les thématiques d’hygiène, d’assainissement, de gestion de l’eau, de genre et les affaires liées à l’enfance ;
  • la formation de 50 agents de santé et des leaders locaux ;
  • le renforcement des capacités de 50 membres de comité de gestion « Eau et Assainissement » ;
  • la création et la diffusion d’outils de communication pour les « clubs » d’élèves qui organisent des activités liées à l’Eau et l’Assainissement.

Public-cible : femmes, enfants, Menja

Le projet vise un nombre de 1.500 ménages comme bénéficiaires directs, soit environ 7.500 personnes, ainsi que 20.000 bénéficiaires indirects. Le but est bien entendu d’atteindre l’ensemble de la population vivant dans la zone d’intervention mais un focus sera accordé sur les groupes de femmes, les enfants et les personnes de la minorité ethnique locale. Ce choix est dicté par le fait que ces groupes de la population sont les plus affectés par les problèmes liés à l’eau et à l’assainissement.

En travaillant avec des personnes ou groupes relais (clubs scolaires, groupes de leaders/d’anciens, groupes de femmes), nous espérons voir un effet multiplicateur et atteindre ainsi une part plus importante de la population.

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