Sa famille et un appartement : Cyprien peut enfin rêver à nouveau

Caritas International Belgique Sa famille et un appartement : Cyprien peut enfin rêver à nouveau

Cyprien reprend espoir. Il a trouvé un appartement et, si tout va bien, sa femme et ses deux filles le rejoindront bientôt en Belgique. - © Isabel Corthier

Cyprien reprend espoir. Il a trouvé un appartement et, si tout va bien, sa femme et ses deux filles le rejoindront bientôt en Belgique. - © Isabel Corthier

18/10/2022

Cyprien (52 ans) était gravement malade lorsqu’il a fui le Burundi il y a deux ans et demi pour se réfugier en Belgique. Il a dû subir une opération et sa revalidation a été longue. Cyprien a été pris en charge par l’équipe de Caritas International à Anvers, qui l’a entre autres accompagné à ses rendez-vous médicaux et dans sa recherche de logement.

Je rêve de conduire mon propre taxi. Cela me permettrait de me reposer à la maison entre deux courses quand je suis trop fatigué. Ce serait idéal.

Cyprien.

Cyprien est heureux. Son visage souriant et son regard lumineux en témoignent. Une procédure de regroupement familial a été entamée, et si tout va bien sa femme et ses deux filles pourront bientôt le rejoindre en Belgique. Cyprien est impatient de se construire une vie ici, même s’il sait que, vu son état de santé, il ne trouvera pas facilement du travail. « Je rêve de conduire mon propre taxi. Cela me permettrait de me reposer à la maison entre deux courses quand je suis trop fatigué. Ce serait idéal. »

Problèmes médicaux

Aujourd’hui, Cyprien va bien. Mais il vient de loin, au propre comme au figuré. Il y a deux ans, il a fui suite à des menaces de mort de la part de l’armée burundaise. « Je suis venu en Belgique car j’y ai de la famille et des amis », explique-t-il. « Mais j’étais très malade à mon arrivée et j’ai dû être opéré. »

L’équipe de Caritas à Anvers accompagne des personnes réfugiées qui, comme Cyprien, ont introduit une demande de protection internationale et ont des soucis de santé. Grâce un soutien médical et/ou psychologique adapté, celles-ci sont capables travailler et de vivre de manière autonome.  Caritas met 15 appartements à leur disposition à Anvers, dans lesquels elles peuvent résider tout au long de la procédure. Fedasil, l’instance responsable de l’accueil des demandeurs/euses de protection internationale en Belgique, identifie qui remplit les conditions pour bénéficier de cet accompagnement.

L'arrêt de tram

L’équipe de Caritas est présente à chacune des nombreuses étapes de la construction d’une vie autonome. « Nous proposons une aide pratique, par exemple en répértant ensemble le chemin vers le supermarché et l’arrêt de tram », explique Katrien, assistante sociale. « Nous assurons aussi un accompagnement dans la procédure de protection internationale », ajoute sa collègue Belinda. « Nous identifions un-e avocat-e et nous allons ensemble aux rendez-vous. » Le volet social n’est pas en reste : « Les personnes qui disposent de l’espace mental nécessaire peuvent suivre des cours de néerlandais. Nous cherchons ensemble des occupations qui leur conviennent et nous organisons l’inscription des enfants à l’école. »

Caritas International Belgique Sa famille et un appartement : Cyprien peut enfin rêver à nouveau

Chercher un logement, c’est surfer des jours entiers sur les sites de locations immobilières et passer des dizaines d’appels téléphoniques. - ©Isabel Corthier

Des loyers inabordables

Il y a six mois, Cyprien a appris que sa demande d’asile avait été approuvée. Une très bonne nouvelle, qui signifie cependant aussi qu’il doit quitter l’appartement de Caritas. « Les personnes réfugiées disposent alors de trois mois pour chercher un logement via le marché locatif privé », précise Katrien. « Si nécessaire, cette période peut être prolongée de trois mois supplémentaires ». C’est d’ailleurs presque toujours le cas, car il est très compliqué de trouver des logements à un prix abordable. « De nombreux propriétaires refusent de louer leur bien à de nouveaux arrivants », soupire Belinda. « En plus, les loyers sont très élevés. Les personnes que nous accompagnons vivent avec une allocation mensuelle d’environ 1.000 euros. Bonne chance pour trouver une location. »

De nombreux propriétaires refusent de louer leur bien à de nouveaux arrivants.

Belinda Balliu, assistente sociale

Voler de ses propres ailes

Chercher un logement, c’est surfer des jours entiers sur les sites de locations immobilières et passer des dizaines d’appels téléphoniques. « Heureusement, nous recevons de l’aide d’organisations partenaires », explique Katrien. Grâce à son réseau, l’une d’entre elles a fini par dénicher un petit appartement pour Cyprien. « Il est loin de la ville, ce qui n’est pas idéal », raconte Belinda. « Mais l’endroit est bien desservi par les transports en commun et la propriétaire est très sympa. Nous avons informé le CPAS local de l’arrivée de Cyprien, pour qu’ils puissent vérifier s’il se débrouille bien tout seul. Quant à nous, nous devons petit à petit le laisser voler de ses propres ailes. »

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