Journée de soutien pour les victimes de traite d’êtres humains

Caritas International Belgique Journée de soutien pour les victimes de traite d’êtres humains

© Caritas Nigeria

© Caritas Nigeria

30/07/2019

Le 30 juillet marque la journée internationale pour la lutte contre la traite d’êtres humains. Une lutte difficile. Une lutte qui est menée quotidiennement par de nombreuses organisations et de nombreux professionnel-le-s. Caritas International y contribue également.

Ce témoignage d’Awa – jeune femme accompagnée par Caritas – est l’un des nombreux exemples de traite d’êtres humains qui se passe encore en Belgique. La traite d’êtres humains peut être définie comme l’exploitation de personnes à des fins lucratives et peut prendre plusieurs formes : conditions de travail contraires à la dignité humaine, exploitation dans la prostitution ou pornographie enfantine, exploitation dans la mendicité, prélèvement d’organes et faire commettre un crime ou un délit contre le gré de la personne. Il s’agit donc d’une forme d’esclavage moderne.[1]

En Belgique, on relate particulièrement des cas de prostitution forcée, d’exploitation dans le secteur du bâtiment, du travail domestique et de l’horeca ainsi que dans les salons de beauté.

Caritas passe à l’action

Les mineurs étrangers non-accompagnés (MENA’s) forment un groupe particulièrement vulnérable face à la traite d’êtres-humains. Laurence Bruyneel, coordinatrice du service tutelle chez Caritas International, explique comment Caritas essaye de protéger les jeunes en exil :« Nous utilisons des vidéos animées développées par ECPAT – disponible en plusieurs langues – qui informent les jeunes de manière compréhensible sur leurs droits et leurs moyens de défense. Nous les encourageons aussi à reporter leur histoire à des professionnels s’ils suspectent être victimes de traite. »[2]

La traite : un problème mondial

La traite d’êtres humains est un problème mondial. Selon le rapport de l’Organisation Internationale du Travail, 21 millions de personnes dans le monde sont victimes de travail forcé.[3] Mais ces chiffrent n’incluent pas d’autres éléments constitutifs de traite d’êtres humains comme l’obligation à commettre des délits, la contrainte à mendier ou le prélèvement d’organe.

Bien que les personnes migrantes soient particulièrement vulnérables face à la traite, elles ne sont pas les seules. En réalité, la proportion de personnes trafiquées dans leur propre pays a doublé ces dernières années, pour atteindre 58% de toutes les victimes détectées.

La solidarité internationale – une partie de la solution

Caritas estime qu’il est de la responsabilité de tout-e-s de lutter contre les actes qui violent la dignité humaine, telles que la traite des êtres humains et l’exploitation d’enfants. Pour y parvenir, nous devons nous attaquer aux causes de la pauvreté et des violations des droits de l’Homme. Ces dernières contraignent de nombreuses personnes à quitter leur pays, à émigrer à la recherche de meilleures opportunités et à devenir vulnérables face au travail précaire et à l’exploitation. Cela implique d’informer les personnes migrantes sur leurs droits. Cela implique également de sensibiliser les décideurs et décideuses politiques sur ces thématiques.

Note :

1

« Traite ≠ trafic des êtres humains », Myria, 2018, consulté le 30/07/2019.

3

« Taking a stand against modern slavery« , Organisation Internationale du Travail, 2018, consulté le 30/07/2019.

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