Community sponsorship : une aventure humaine et solidaire. Témoignages.

Caritas International Belgique Community sponsorship : une aventure humaine et solidaire. Témoignages.

© Isabel Corthier - Le groupe d'accueil propose entre autres un accompagnement dans le processus d'intégration. Myriam le fait notamment en enseignant presque quotidiennement le français à la famille.

© Isabel Corthier - Le groupe d'accueil propose entre autres un accompagnement dans le processus d'intégration. Myriam le fait notamment en enseignant presque quotidiennement le français à la famille.

14/01/2021

Myriam Gabriel s’est lancée. Elle est devenue membre d’un groupe d’accueil à Beloeil. À ses côtés, c’est tout un réseau de bonnes volontés qui s’est construit. Retour sur son expérience avec le community sponsorship (ou parrainage de la communauté).

Initiative de Fedasil en collaboration avec Caritas International, le principe du «  community sponsorship  » permet à des familles réfugiées réinstallées[1] d’être accueillies en Belgique par un groupe de citoyen-ne-s. Ce groupe d’accueil fournit logement et soutien au processus d’insertion, le tout pour une durée d’une année au minimum. Au cœur de ce projet-pilote unique en Belgique ? Le groupe d’accueil. Myriam en fait partie.

Au mois d’octobre, vous avez rencontré la famille de réfugié-e-s que vous accompagnez. Comment était la rencontre ?

Myriam : L’arrivée à Zaventem a été extrêmement émouvante. Je n’y étais pas, mais mes camarades en parlent encore avec beaucoup d’émotions. La famille – 2 parents et 4 enfants – est arrivée très fatiguée par le voyage : 12h depuis le Liban. Ils étaient inquiets et ont dû faire confiance. Une confiance totale car ils ne savaient pas où et avec qui ils atterrissaient, au sens propre comme figuré. Heureusement, le match, au sens rencontre, a été immédiat et ça dure depuis !

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Qui sont les personnes actives à vos côtés ?

Myriam : Dans l’action quotidienne, on retrouve une équipe d’une dizaine de personnes : une à la gestion administrative, une pour l’apprentissage du français aux parents et une équipe de quatre personnes pour l’aide aux devoirs des enfants. Tous les jours, il y a aussi quelqu’un qui effectue les trajets avec la famille. Pour les enfants, il y a aussi le relais scout et puis deux traducteurs arabophones. On a un groupe WhatsApp et je peux vous assurer que ça circule en temps réel !

Comment cela se passe lorsque la famille fait face à des difficultés ?

Myriam : Ce sont plus des questions que des difficultés. Pour l’instant, ce sont surtout les aspects administratifs qui les préoccupent : le CPAS, les allocations familiales, l’inscription au registre de la population, …

Les enfants ont été scolarisés dès leur arrivée mais il y a eu des soucis de santé. La petite fille avait notamment un abcès dentaire qui lui déformait totalement la joue et l’œil. Dès qu’on a été mis au courant, on est parti à la recherche d’un service dentaire de garde. Les questions fusaient : où les amener ? Qui va y aller ? Qui va payer ?

>> LIRE AUSSI: 5 questions sur le community sponsorship (ou parrainage de la communauté)

Déjà des perspectives à long terme ?

Myriam : Pour le moment, la famille cherche de la stabilité, mais elle pense déjà à l’avenir – notamment au niveau professionnel. La maman était aide-soignante au Liban et veut se retrousser les manches. Le papa veut également travailler. Il m’a expliqué qu’il était maçon et qu’il a fait également d’autres types de jobs au Liban.

Ils apprennent le français et sont accros ! C’est tous les matins mais aussi l’après-midi et le soir. Dès que j’arrive, ils ont des questions. Les deux parents n’ont pas fait d’études et espèrent plus pour leurs enfants. Et ça, les enfants ont très bien compris : ça travaille dur à l’école !

>>A LIRE AUSSI : Un accueil en famille

Un message pour des futurs groupes ?

Myriam : Bien s’appuyer sur Caritas. De notre côté, nous avons été vraiment outillés et préparés. On a reçu toutes les informations pertinentes et la communication était claire. On tient vraiment à souligner ça ! On aimerait que Caritas reste bien proche de la famille que nous accompagnons, parce qu’il y a des questions qu’elle n’osera peut-être pas nous poser ou même des questions auxquelles elle ne pensera peut-être pas. Et Caritas est vraiment l’intermédiaire nécessaire.

FORMEZ, VOUS AUSSI, UN GROUPE D’ACCUEIL SOLIDAIRE

À travers la Belgique, Caritas s’engage à offrir une alternative sûre et un nouvel avenir à des familles syriennes vulnérables comme celle accueillie par le groupe de Myriam. Sans votre solidarité, rien de cela ne serait possible : investissez-vous aux côtés d’une famille réfugiée en Belgique en formant un groupe d’accueil solidaire et, avec votre communauté, changez leur vie ! Plus d’infos.

Découvrez l’interview complète de Myriam sur RCF. N’hésitez pas à vous porter candidat-e comme groupe d’accueil par ici. 

Note :

1

À l’échelle mondiale, la majorité des personnes réfugiées restent dans des régions à proximité de leur pays d’origine. Pour celles qui ne peuvent y trouver protection ou qui n’y ont pas de perspectives d’intégration locale, la réinstallation représente une opportunité durable. Chapeauté au niveau international par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR), ce programme consiste à transférer des personnes qui ont trouvé refuge dans un État tiers vers un pays qui leur a accordé un droit de séjour permanent.

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