Les mères au bord du désespoir cueillent les feuilles des arbres pour nourrir leurs enfants

Caritas International Belgique Les mères au bord du désespoir cueillent les feuilles des arbres pour nourrir leurs enfants
Caritas International Belgique Les mères au bord du désespoir cueillent les feuilles des arbres pour nourrir leurs enfants

© Isabel Corthier - Zouley et Aïcha cuisinent des feuilles. Presque impropres à la consommation.

© Isabel Corthier - Zouley et Aïcha cuisinent des feuilles. Presque impropres à la consommation.

29/08/2018

Aïcha vit avec sa tante Zouley à Kafi, un village aux environs de Zinder, au cœur du Sahel. Elle mange du yathia, les feuilles sauvages des rares arbres qui résistent sur le sol nigérien. Presque impropres à la consommation. Dures comme la vie au Niger. Amères comme la pauvreté qui y règne.

Que faire quand vos enfants pleurent de faim et qu’il n’y a plus rien à manger ? Arracher les feuilles des arbres et en faire une bouillie. C’est ce que font au Niger des milliers de mères.

Aïcha et sa tante Zouley

Zouley est l’une de ces mères. À 30 ans, elle est seule pour veiller sur ses enfants et sa nièce, Aïcha. Pour Zouley et les siens, chaque jour est une lutte pour la survie. Particulièrement en ce moment, puisque tous les greniers à grains sont vides depuis longtemps…

« Ici, il n’y a plus rien à manger, vraiment rien », explique Zouley. « Tous les jours, les enfants souffrent de la faim. Tous les soirs, ils demandent pour avoir à manger. Qu’est-ce que je dois faire ? Je leur donne un peu d’eau et j’essaye de les calmer. Je leur dis : “Dormez maintenant, je vais chercher à manger…“». Et c’est ce qu’elle fait. Elle va chercher “à manger“… ou plutôt, de la nourriture pour le bétail. Ces feuilles sauvages sont normalement utilisées comme fourrage pour le bétail…

Bouillie de feuilles

Une fois les enfants endormis, Zouley va cueillir les feuilles des arbres. Cela lui prend des heures, le temps de remplir un gros sac. Parce qu’il faut un sac rempli de feuilles pour préparer un seul bol de nourriture, tant elles se réduisent à la cuisson.

Zouley cuit les feuilles avec de l’eau pour en faire une bouillie, parce que, crues, elles sont à peine mangeables. Parfois elle y ajoute un peu de millet pour épaissir la bouillie ou quelques épices pour ajouter un peu de goût. Mais le seul mérite de cette préparation est de calmer la faim pour un temps.

Voilà la vie telle qu’elle est pour les plus pauvres au Niger. Pourtant l’espoir reste de mise. Car comme tant de mamans nigériennes, Zouley pourrait produire de l’huile et de la pâte de cacahuète pour nourrir les siens et vendre une partie au marché. Ce serait son premier pas vers des lendemains meilleurs, loin de la faim et de la malnutrition. Ce qui l’en éloigne ? Elle n’a pas les moyens de se procurer ses premiers sacs de cacahuètes.

Vous pouvez changer le cours des choses, le cours d’une vie. Pour Zouley, Aïcha et tant d’autres femmes et enfants, c’est plus simple que vous ne le pensez : offrez s’il vous plait 300 kg de cacahuètes.

Votre aide fait la différence

L’aide que vous apportez sous la forme de vos 300 kg de cacahuètes n’a pas de prix. Elle change la vie d’une maman nigérienne et de ses enfants, mais aussi de toute la communauté. Dans un premier temps ; vous sauvez une famille de la faim et de la malnutrition grâce à cette nourriture. Et ensuite, c’est tout le village qui bénéficie de cette production et du revenu qui en découle.

La demande d’huile et de pâte de cacahuète est grandissante, et bien plus de femmes pourraient facilement vendre ces produits avec de beaux revenus à la clé. Mais pour cela, elles doivent pouvoir se procurer les cacahuètes. Dessinez avec ces familles le cercle vertueux qui les mettra à l’abri de la faim en offrant ces sacs d’arachide.

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