L’histoire de Yaman

Caritas International Belgique L’histoire de Yaman

© Isabel Corthier – Yaman, réfugié syrien de 7 ans et son éducatrice à l’école des devoirs

© Isabel Corthier – Yaman, réfugié syrien de 7 ans et son éducatrice à l’école des devoirs

28/08/2019

« Les leçons supplémentaires l'ont bien aidé. Il a fait des progrès et ça se voit. »

À l’image de la plupart des enfants de réfugiés syriens, Yaman n’a pas vu de bancs d’école ou d’enseignant-e-s pendant longtemps. Il est heureux de pouvoir aller à l’école au Liban, mais il éprouve des difficultés. Son pays d’accueil reste un pays étranger. Et à la maison non plus, le garçon ne se sent pas vraiment à la maison.

À l’image de la plupart des enfants de réfugiés syriens, Yaman n’a pas vu de bancs d’école ou d’enseignant-e-s pendant longtemps. Il est heureux de pouvoir aller à l’école au Liban, mais il éprouve des difficultés. Son pays d’accueil reste un pays étranger. Et à la maison non plus, le garçon ne se sent pas vraiment à la maison.

Grâce à l’école des devoirs de Caritas – plus connue sous le nom de programme After School – Yaman, 7 ans, peut rattraper son retard scolaire. « Les leçons ici l’ont bien aidé. Il a fait des progrès et ça se voit. Quand il a commencé, il avait une moyenne de 166/240 et maintenant il est à 201/240 », explique Fatima, la maman de Yaman. Elle ne sait ni lire ni écrire et ne peut donc pas apporter à son fils le soutien scolaire dont il a besoin.

Quitter la Syrie pour un avenir meilleur

Il y a cinq ans, Fatima reçoit une bonne nouvelle : elle est enceinte. Yaman va avoir un petit frère. Mais cette bonne nouvelle est très vite assombrie dans le contexte de la guerre en Syrie. Quel avenir Fatima pourrait-elle offrir à ses enfants ? Là-bas, la seule certitude était les armes et la violence. La famille a alors pris la dure décision de tout quitter pour le Liban.

Yaman a maintenant deux frères : Hamad (5 ans) et Yezen (2 ans). Leur maman est pratiquement analphabète et ne trouve pas de travail. Le papa est ouvrier et travaille sept jours sur sept. Ce sont des gens charmants, qui veulent ce qu’il y a de mieux pour leurs enfants, mais n’ont pas la possibilité de sortir de leur situation. Yaman, lui, a cette chance, grâce au programme After School.

La vie sur un chantier au Liban

Les parents de Yaman aimeraient offrir à leurs enfants un nid chaleureux et confortable comme celui qu’ils avaient en Syrie, mais ce n’est pas possible. Le père de Yaman travaille dans la construction. Il loue un « appartement » à son patron – au-dessus d’un chantier. Le logement a le charme d’un bloc de béton et le confort d’un bunker. Fatima zigzague habilement parmi les décombres avec son fils cadet Yezen dans ses bras. Après avoir grimpé trois étages par des escaliers en métal noir, elle arrive à l’appartement.

Leur « maison », c’est une pièce bruyante et chaude avec un salon commun à la cuisine, une salle de bain deux marches plus haut, et une petite pièce où ils peuvent dormir à cinq sur des matelas juxtaposés. Seule la chambre à coucher dispose d’un petit ventilateur. Le salon est le plus grand espace. Là, un trou béant dans le sol est recouvert d’un tabouret. A part ça, seul un jouet en vue : un petit avion que se partagent les trois frères. « Cela me rend triste de ne pas pouvoir donner à mes enfants les jouets qu’ils me demandent », explique Fatima avec une tristesse timide et réservée.

L’école, un lieu de répit et de rêve

Quand il en a l’occasion, le père de Yaman travaille 7 jours sur 7. La vie au Liban est difficile pour la famille. À six heures du matin, le travail commence et avec lui le bruit assourdissant des machines, qui durera toute la journée. Sûr, ce n’est pas. Ce n’est pas un endroit pour vivre, encore moins avec des enfants. Ni pour étudier. Yaman est heureux de pouvoir aller à l’école. Et après, il se réjouit d’aller à l’After School.

L’After School de Caritas, c’est la meilleure chose qui lui soit arrivée depuis son arrivée au Liban. Il y est par l’intermédiaire de l’assistante sociale de son école, qui en a parlé à la famille lors de son inscription. Les cours classiques ont lieu le matin et Yaman suit des cours de rattrapage l’après-midi. L’institutrice est la même, mais Yaman ne cache pas qu’il préfère les après-midis car l’atmosphère y est plus détendue. Il aime aller à l’école et ses points sont à la hausse. Tout le monde espère qu’il pourra continuer comme cela. Alors, les portes vers un avenir meilleur lui seront ouvertes.

Chaque jour d’école, des centaines d’enfants vulnérables, comme Yaman, travaillent dur pour leur avenir au Liban. S’ils ont une vie meilleure plus tard, c’est grâce à votre don


©Isabel Corthier – Yaman à l’école des devoirs de Caritas.

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