RD Congo : les rêves de milliers d’enfants des rues en danger

Caritas International Belgique RD Congo : les rêves de milliers d’enfants des rues en danger

© Junior D. Kannah/Caritas - Au centre Murzihirwa, les enfants peuvent à nouveau être des enfants. Dans un environnement sûr et bienveillant.

© Junior D. Kannah/Caritas - Au centre Murzihirwa, les enfants peuvent à nouveau être des enfants. Dans un environnement sûr et bienveillant.

29/09/2020

Prefina, Plamedie, Mathy et Evody ont aujourd’hui de grands rêves. Mais la vie ne leur a pas toujours permis de penser au futur. Très jeunes, elles et ils vivaient dans les rues dangereuses de Kinshasa, sans nourriture ou vêtements. Ce sont des enfants de familles très pauvres. Ils ont parfois été chassés car accusés de sorcellerie. Ils sont parfois orphelins ou abandonnés parce qu’il n’y a plus assez à manger à la maison. Ces enfants ont heureusement été sauvés de la rue et sont à présent dans des centres d’accueil soutenus par Caritas à Kinshasa. Découvrez leur histoire.

Prefina (12 ans, Centre La Samaritaine)

Prefina est l’aînée d’une famille de trois enfants. Après le décès de ses parents, elle est partie vivre chez ses grands-parents. Son frère et sa soeur sont allés vivre chez une tante, au Gabon. Peu après, sa grand-mère s’est noyée et son grand-père a été renversé par une voiture. Prefina n’avait plus personne. A 8 ans à peine, elle était seule au monde.

« A 8 ans, je me suis retrouvée dans la rue, où j’ai vécu pendant presque un an. J’ai vu des choses atroces: des gens qui en blessaient d’autres pour voler leur argent, des gens qui violaient des enfants… C’était très difficile. Je priais Dieu pour trouver très vite une famille d’accueil. Après un an environ, j’ai rencontré une Maman qui m’a accompagnée au centre la Samaritaine. J’ai été bien accueillie et je suis redevenue une enfant comme les autres. Ici, je suis en famille et je suis heureuse de pouvoir à nouveau jouer avec des amies, étudier et espérer un avenir heureux. » 

Prefina aimerait devenir avocate plus tard, pour défendre les enfants qui auraient connu les mêmes souffrances qu’elle.

Plamedie (12 ans, Centre La Samaritaine)

Après la mort de sa mère, elle a été confiée à une tante qui l’abandonnée en plein Kinshasa. A 11 ans à peine, elle s’est retrouvée seule dans cette grande ville où elle ne connaissait rien ni personne. Une “Maman” l’a prise sous son aile.

Le tribunal des enfants l’a envoyée dans le même centre d’accueil pour filles que Prefina. Elle aimerait retrouver ses frères et sœurs et, plus tard, devenir comptable afin de gagner assez d’argent pour en faire profiter le reste de sa famille.

>> J’AIDE LES ENFANTS DES RUES DE KINSHASA

Evody (12 ans, Centre Ndako Ya Biso)

Evody a fui son village à cause de combats. À Kinshasa, il s’est retrouvé dans une bande qui force les enfants à voler. « Sinon, je n’aurais pas eu à manger ni d’endroit pour dormir. » Il a été arrêté par la police pendant qu’il essayait de voler quelqu’un.

Le centre ‘Ndako Ya Biso’ a retrouvé sa famille biologique et y retournera après la crise du coronavirus.

Mathy (14 ans, Centre Hope)

Son père l’a confiée à ses grands-parents à Kinshasa. Sa grand-mère l’a maltraitée et traitée de “sorcière” parce qu’elle faisait pipi au lit. Elle a été elle-même chercher de l’aide à la police, alors qu’elle n’avait que 6 ans. Après quelques jours d’angoisse à la rue, elle a été recueillie au Centre Hope.

Mathy aimerait revoir sa maman et sa famille. Elle travaille dur à l’école pour devenir plus tard une « femme importante ».

Aujourd’hui, leur avenir est en jeu.

À Kinshasa, avec le coronavirus, la faim frappe plus fort que jamais. À l’image de Prefina, Plamedie, Mathy ou encore Evody, il y a aujourd’hui des milliers d’enfants des rues à Kinshasa. Mais les centres ne peuvent pas suivre. Ils sont sur la corde raide; et maintenant la nourriture manque.

Rendez l’espoir à un enfant qui a des rêves. Préservez ces enfants de la faim. Vous pouvez agir en faisant un don sur notre plateforme ou sur le compte BE88 0000 0000 4141 avec la communication ‘3933 FAIM’. Avec 28 euros, vous fournirez déjà de la nourriture à 1 enfant pendant 2 mois. Sauvez leur sourire et leur vie. 

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