« Selon les chiffres officiels, en 2025, au moins 30 % de civils de plus ont été tué·es que les années précédentes », explique Tetiana Stawnychy, de Caritas Ukraine. « De plus en plus de drones et de missiles sont utilisés contre des villes éloignées du front. Des grandes villes comme Kiev, Kharkiv, Tchernihiv, Dnipro et Zaporijjia sont régulièrement frappées. Les forces russes ciblent en permanence les infrastructures énergétiques. À la suite d’attaques répétées contre les réseaux d’électricité, de chauffage et d’eau potable, des quartiers entiers sont privés de services essentiels, alors que le froid est glacial ; début février 2026, les températures ont parfois atteint –20 °C. Les attaques touchent tout le monde, où que l’on vive. Elles ont aussi des conséquences à long terme sur la santé, l’éducation et la stabilité sociale. »
Selon Stawnychy, à l’étranger, la couverture médiatique se concentre surtout sur les développements militaires et les efforts diplomatiques, tandis que les conséquences quotidiennes pour la population civile et les effets sociaux et psychologiques à long terme restent sous-estimés. Les élèves peuvent parfois aller à l’école, mais doivent à d’autres moments suivre les cours à distance. Des familles passent la nuit dans des abris souterrains. Les coupures d’électricité sont fréquentes.
Le réseau Caritas dispose aujourd’hui de plusieurs dizaines de centres dans le pays, qui travaillent avec des enfants, des parents et des familles. Les volontaires y jouent un rôle essentiel. Les centres offrent un soutien psychologique et contribuent à renforcer la cohésion sociale.