« Quand les haricots sont finis, on mange les feuilles » (témoignages)

Caritas International Belgique « Quand les haricots sont finis, on mange les feuilles » (témoignages)

© Isabel Corthier - Les habitant-e-s des collines du Burundi rural vivent de l'agriculture. Mais, à cause de la crise climatique, vivre d’un lopin de terre – pour celles et ceux qui en ont – devient de plus en plus difficile.

© Isabel Corthier - Les habitant-e-s des collines du Burundi rural vivent de l'agriculture. Mais, à cause de la crise climatique, vivre d’un lopin de terre – pour celles et ceux qui en ont – devient de plus en plus difficile.

15/09/2021

De nombreuses familles burundaises des zones rurales ne peuvent pas vivre de leurs maigres récoltes. Témoignages.

Ils et elles s’appellent Ancella, Claudine, Félicité, Joel, Jonas et Laurence. Ces personnes vivent de l’agriculture, dans les collines du Burundi rural. Elles travaillent dur chaque jour pour nourrir leur famille et avoir un toit au-dessus de leur tête… Mais la crise climatique frappe durement l’Afrique de l’Est. De fortes pluies détruisent maisons et cultures et les champs dépérissent à force de sécheresses extrêmes. De nombreuses familles burundaises ne peuvent pas survivre avec ce que rapporte leur lopin de terre – quand elles en ont un – et elles ont faim.

Claudine en Jonas : combattre la faim

« Les mois de septembre, octobre et novembre sont les plus difficiles », explique Jonas. Au Burundi, ce sont des mois de famine. Cette période suit la saison sèche, presque rien ne pousse sur les collines. Claudine et Jonas ont quatre enfants âgés de 4 à 11 ans. Leur récolte de maïs, de taro et de haricots ne suffit pas à les nourrir tous et toutes. « C’est tout juste suffisant pour un mois », témoigne Jonas. « Au lieu de manger deux fois par jour, nous ne mangeons qu’une seule fois, le soir », ajoute Claudine. « Et quand les haricots sont finis, nous mangeons les feuilles », continue Jonas.

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Félicité et Joël : produire plus avec moins de terres

Joel et Felicite

« Nous aurions assez à manger, des vêtements et nous pourrions aller chez le médecin si nécessaire » sourient Félicité et Joël, qui rêvent d’une vie meilleure. Le couple n’a que 24 et 25 ans mais a déjà deux enfants de 8 et 5 ans. Leurs tempéraments différents se reflètent dans leurs attitudes : Félicité parle beaucoup, est pleine d’énergie et fait de grands gestes avec ses mains. Joël, lui, est de nature plus calme. La petite famille de quatre vit de l’agriculture, mais leur champ qu’ils cultivent est très petit. Autrefois, le couple avait un terrain plus grand, mais il a dû en vendre une partie pour réparer sa maison qui se délabrait. « Après avoir vendu cette partie de terre pour la construction de notre maison, nous avons perdu une partie de notre exploitation agricole. On a gagné une maison mais la famine est rentrée dans notre foyer » témoigne Félicité d’un air triste. Avec ce qu’elle cultive maintenant, la famille peut à peine survivre… Et n’a rien à vendre. Une chèvre ferait toute la différence. « Je pourrais avoir du fumier organique », s’enthousiasme Joël, car cela voudrait dire plus de récoltes et un revenu. « Mais malheureusement, nous n’avons pas l’argent pour l’acheter. »

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Ancella et Laurence : un toit pour se protéger de la pluie

Ancella en Laurence

« Quand il pleut, notre maison est inondée », raconte Laurence qui vit dans une hutte au toit de paille avec son mari, sa fille Ancella, sa petite-fille et trois autres enfants. « Alors, nous devons creuser des petits canaux pour permettre à l’eau de s’écouler. » Lors de fortes pluies, Laurence et les autres habitant-e-s ne peuvent pas dormir la nuit. « On reste debout toute la nuit. On met tous nos vêtements dans des sacs parce que la pluie salit tout. » La plupart des maisons des zones rurales du Burundi ne résistent pas aux pluies diluviennes provoquées par la crise climatique. Il n’y a pas de grande différence entre être à l’intérieur ou à l’extérieur. Tant bien que mal, les personnes essaient de garder leurs quelques affaires au sec sous des feuilles de bananier et attendent anxieusement que la pluie s’arrête.

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Des choix déchirants

Comme Ancella, Claudine, Félicité, Joel, Jonas et Laurence, des milliers de familles vivent sur les collines du Burundi. Ces mères et ces pères sont confrontés à des choix déchirants : « Si nous vendons notre parcelle de terre, nous pourrons nous payer un toit pour vivre au sec. Mais alors les enfants auront faim. » L’école ou la nourriture ? Un toit ou une bonne récolte ? Fuir ou essayer de survivre ? Ce sont des dilemmes inhumains.

Ensemble, nous pouvons faire quelque chose. Vous et Caritas International. Donnez à ces familles de la nourriture et de l’espoir. Aidez à mettre fin à des mois de famine au Burundi. Pour 21 euros, vous offrez à une famille burundaise de quoi manger pendant un mois. Pour 41 euros*, vous offrez une chèvre qui lui assurera une meilleure récolte et du lait plein de vitamines. Pour 77 euros*, vous offrez un toit étanche pour protéger contre les fortes pluies.

Avec votre soutien, nous pouvons fournir de la nourriture et un toit. C’est vital. Faites un don aujourd’hui via notre plateforme en ligne ou via le BE88 000 000 4141 avec la mention « 4050 Burundi ».

Note :

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Vous récupérez jusqu’à 45% de votre don. Si vos dons atteignent au moins 40 euros sur l’année, vous recevrez l’an prochain une attestation fiscale. Pour 40 euros, vous pourrez récupérer jusqu’à 18 euros en réduction d’impôts.

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