L’histoire de la famille Inggo

Caritas International Belgique L’histoire de la famille Inggo

© Caritas International

© Caritas International

07/11/2016

3 ans après Haiyan - la vie à Kalibo

La famille Inggo appartient à la communauté indigène de Panay-Bukidnon. Ils habitent à Kalibo, derrière les collines de l’île de Panay. Lorsque le typhon Haiyan a ravagé l’île, il ne restait plus rien de leur maison. Une seule solution : reconstruire un abri de fortune avec ce qu’ils ont reçu de leurs proches. Une solution temporaire…

La pièce principale s’est transformée en chambre et en cuisine. Il n’y avait plus de toilettes, plus d’eau courante non plus. La nuit, l’eau ruisselait sur leurs corps fatigués. A cause de fondations instables, la maison tremblait dès que quelqu’un se déplacait. La famille au complet est envahie d’un terrible sentiment d’insécurité.  Sentiment d’insécurité encore renforcé lorsque la pluie et le vent se faisaient plus insistants. De plus, la famille vit sur les rives de la rivière de l’Aklan, dont le cours change progressivement de direction.

Le salaire que gagne Eufrosimo, le père, passe entièrement dans la nourriture et l’école des enfants. Il part chaque matin, à 5 heures, chercher des abaca dans le bois. Cette plante produit une fibre brunâtre dont on peut faire de la corde. Depuis des générations, c’est une source importante de revenus pour la communauté indigène. Son épouse, Analyn, veille à ce que les enfants soient prêts pour l’école, elle nettoie la maison et s’occupe du potager. Toute la famille doit mettre la main à la pâte pour joindre les deux bouts.  Construire une nouvelle maison était encore une utopie.

La solution de logement temporaire était donc devenue une réalité quotidienne. La famille vivait sur quelques planches branlantes et un toit qui percait. Mais cette année, ils pourront célébrer Noël dans une toute nouvelle maison, une maison sure, et ce grâce au « Shelter project » de Caritas International.

La famille a déménagé dans une maison où la rivière ne constitue plus un risque, où ils ont accès aux sanitaires et à l’eau potable. Les enfants peuvent y étudier, y jouer, se déplacer sans risquer que la maison ne s’écroule.  Analyn ne doit plus cuisiner dans la chambre, elle a une véritable cuisine à disposition. « Nous sommes très reconnaissants, nous vivons maintenant en toute sécurité », explique-t-elle. « Nous pouvons remplir nos tâches quotidiennes de façon beaucoup plus confortable. Nos enfants peuvent étudier et nous passons de merveilleux moments ensemble. Nous pouvons rêver à un avenir encore meilleur. »

Derrière chaque chiffre, il y a une histoire

Caritas International Belgique Le récit du retour d’Indra

Le récit du retour d’Indra

« Pendant ma procédure d’asile en Belgique, je faisais la plonge dans un restaurant, mais lorsque ma demande a été rejetée, je me suis retrouvée sans…

Lire plus
Caritas International Belgique L’histoire de Ishwari

L’histoire de Ishwari

Juste en dehors de la capitale Népalaise, Katmandu, Ishwari Khatiwada travaille dure à la construction de sa future maison. Elle est l’une des nombreuses victimes…

Lire plus
Toutes les histoires