L’histoire de Fadi

Caritas International Belgique L’histoire de Fadi

© Caritas International - Ici, Fari montre sa maison en souriant avec une certaine fierté.

© Caritas International - Ici, Fari montre sa maison en souriant avec une certaine fierté.

05/03/2021

« La nourriture de ma mère me manque mais j’ai de délicieuses gaufres belges à la place.  »

Il y a quelques années, Fadi[1], 24 ans, a décidé de quitter la Palestine pour se construire une nouvelle vie en Belgique. Plein de courage, il a dit au revoir à sa famille et est parti en compagnie de ses deux cousins et d’un ami. Aujourd’hui, il vit dans une maison de transit de Caritas International à Mortsel. Pour vous, il revient sur ses expériences et partage ses rêves.

Il y a quelques années, Fadi[1], 24 ans, a décidé de quitter la Palestine pour se construire une nouvelle vie en Belgique. Plein de courage, il a dit au revoir à sa famille et est parti en compagnie de ses deux cousins et d’un ami. Aujourd’hui, il vit dans une maison de transit de Caritas International à Mortsel. Pour vous, il revient sur ses expériences et partage ses rêves.

« Je n’avais aucun avenir à Gaza », témoigne-t-il avec une certaine émotion dans sa voix. « Par exemple, je n’ai pas pu terminer l’école. Mon cousin vivait déjà ici en Belgique et avec mes autres cousins et amis, nous rêvions aussi d’une vie comme la sienne. Après un parcours interminable à travers différents pays, j’étais si heureux d’arriver ici. Je me réjouissais d’une vie plus légère et agréable. »

Vivre seul, mais toujours bien entouré

Fadi vit actuellement au sein d’une de nos structures d’accueil, adaptée aux personnes comme lui, souffrant de grave problèmes médicaux. Mais à son arrivée en Belgique, la situation était bien différente : «  J’ai d’abord séjourné dans un centre collectif en attendant ma reconnaissance [en tant que réfugié reconnu]. J’ai dû changer de centre plusieurs fois, mais cela ne m’a pas dérangé. J’ai vu toute la Belgique : Sint-Niklaas, Malines, Bruges, Hasselt, … j’ai maintenant des amis dans tout le pays.  »

L’équipe de Caritas me donne des conseils, m’aide à prendre des rendez-vous, m’explique comment mieux gérer certaines choses. Le contact est direct et individuel, et c’est beaucoup plus rapide.

- Fadi

« Depuis ma reconnaissance, je vis ici seul. Mais les assistants sociaux sont toujours disponibles, ce qui me fait du bien », explique-t-il. Ces logements dits de transition sont destinées aux personnes réfugiées qui, après avoir obtenu leur statut, ne sont pas tout à fait prêtes à construire leur vie de manière autonome. « L’équipe de Caritas me donne des conseils, m’aide à prendre des rendez-vous, m’explique comment mieux gérer certaines choses. Le contact est direct et individuel, et c’est beaucoup plus rapide. »

« En raison de mes problèmes psychologiques, je reçois l’aide dont j’ai besoin. Et un jour, je sais que je devrai quitter ce logement », explique Fadi, tout à fait conscient de sa situation. « Ce sera difficile, mais je reçois beaucoup d’aide maintenant pour pouvoir vivre de façon autonome par la suite. » 

Gaza – Belgique : une autre vie

« Par exemple, j’ai appris à cuisiner. La nourriture de ma mère me manque mais j’ai de délicieuses gaufres belges à la place ». Plus qu’une adaptation culinaire, la vie de Fadi a bien changé : « A Gaza, j’ai 6 sœurs et 2 frères. Nous sommes 9 à la maison. Il y a toujours du mouvement et j’aime ça. Ici, je vis seul et ce n’est pas facile d’entrer en contact avec des Belges Dns mon pays tout le monde se connait »

« À cause du coronavirus, je ne sors pas beaucoup et il est difficile d’établir des contacts. On ne peut rien faire », raconte Fadi avec une certaine tristesse. Mais il ne se laisse décourager par le virus et continue de rêver : « J’espère que ce sera bientôt fini pour que je puisse rapidement améliorer mes compétences linguistiques et ensuite travailler ou faire des études. Comme ça, je pourrai parler aux gens et me faire de nouveaux amis. J’attends ça avec impatience ! », conclut-il avec un sourire timide aux lèvres.

Note :

1

Le nom a été changé pour préserver l’anonymat de la personne.

Derrière chaque chiffre, il y a une histoire

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