En 2017, les Logis de Louvranges

Caritas International Belgique En 2017, les Logis de Louvranges

© Isabel Corthier - Deux résidentes des Logis et Nathalie Braun, coordinatrice

© Isabel Corthier - Deux résidentes des Logis et Nathalie Braun, coordinatrice

02/02/2018

Les Logis de Louvranges représentent une structure de 21 appartements pour femmes isolées, avec ou sans enfants. Plus qu’un logement, Caritas propose une accompagnement individuel et des activités collectives. En 2017, Caritas y a accueilli 34 femmes, avec au total 68 enfants.

85% des femmes qui nous quittent peuvent rester en Belgique : elles obtiennent, avec leurs enfants, le statut de réfugié ou l’autorisation de regroupement familial. 15 % de nos résidentes reçoivent un ordre de quitter le territoire.

Vulnérabilité

Les femmes sont vulnérables de par ce qu’elles ont vécu dans leur pays d’origine ou sur la route. Leurs besoins sont tellement spécifiques que l’accueil dans un centre n’est pas indiqué. En 2017, nous constatons de nombreux cas de stress post-traumatique chez les enfants, ce qui est assez récent. « En 2017, outre l’approche multidisciplinaire de l’accompagnement des adultes, nous avons également développé un réseau pour les enfants, réunissant psychologues, pédiatres, organisations qui aident à l’éducation, équipes mobiles de pédopsychiatres et organisations de jeunesse », explique Nathalie Braun, coordinatrice des Logis.

« Caritas m’offre la sécurité. Ce qui me touche, c’est le fait que chaque famille soit traitée sans préjugé. Jusqu’à présent, j’avais toujours l’impression que les gens me jugeaient en fonction de mes problèmes. », témoigne Fatoumata, habite depuis un an aux Logis.

Accompagnement individuel et activités collectives

Aux côtés d’un accompagnement individuel parfois intensif, nous offrons également la possibilité aux femmes de participer à des activités collectives. Nous prenons le temps de parler avec chacune et de voir avec elles ce qu’elles aimeraient partager avec les autres résidentes. Ce n’est pas évident, car la plupart d’entre elles n’ont pas l’habitude de prendre du temps pour soi, ni de déterminer elles-mêmes ce qu’elles ont envie de faire. Faire du sport, visiter une ville pour apprendre à mieux connaître la Belgique, suivre des cours de couture, de tressage de cheveux, de maquillage, de peinture, prendre le thé… Entre-temps, nous avons mis sur pied bon nombre d’activités avec les femmes et l’équipe des volontaires. Ce qui est encore plus important que l’activité en soi, c’est l’occasion de parler, de partager des expériences et d’établir des contacts.

« Nous sommes volontaires européens aux Logis et participons au travail de l’équipe pendant 1 an. Si les premières visites pour discuter d’un projet duraient 2 minutes, maintenant les femmes nous invitent à passer un moment convivial autour d’une tasse de thé. », explique l’un de nos volontaires qui a fait son Service Volontaire Européen (SVE) aux Logis.

En août, quelques familles des Logis de Louvranges et membres de l’équipe des Logis ont participé à un camp de quatre jours en Ardenne. L’activité est organisée par l’asbl Coala avec le soutien de l’ONE (Office de la Naissance et de l’Enfance). Alors que les enfants s’amusent, en participant à une chasse aux trésors par exemple, les mamans partent en train, visitent le zoo ou font une belle promenade. « Nous nous sentions comme toutes les autres familles et c’était très important », est une des réactions que nous avons reçues. Pour notre équipe des Logis aussi, l’expérience était exceptionnelle : « Nous avons vu comment nos familles engageaient des conversations avec d’autres, avec des familles belges, comment les gens reconsidéraient leur opinion concernant l’accueil des demandeurs d’asile en Belgique. »

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