L’ONU demande la Belgique de mettre un terme à la détention d’enfants en centre fermé

Caritas International Belgique L’ONU demande la Belgique de mettre un terme à la détention d’enfants en centre fermé

© Isabel Corthier

© Isabel Corthier

08/02/2019

La Belgique doit cesser de détenir des enfants en centre fermé car cela va à l’encontre du principe d’intérêt supérieur de l’enfant. C’est ce qui ressort des recommandations émises ce jeudi par le Comité des droits de l’enfant des Nations Unies. Caritas et les autres organisations rassemblées au sein de la campagne « On n’enferme pas un enfant. Point. » saluent cet avis et appellent le gouvernement fédéral à cesser immédiatement de détenir des familles avec enfants en centre fermé.

La Belgique ayant ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant, tous les cinq ans, elle doit faire le point sur la mise en œuvre de ce texte et en informer le Comité des droits de l’enfant des Nations Unies, un organe indépendant qui contrôle l’application de la Convention. La publication des recommandations par le Comité constituent la dernière étape de ce processus de supervision du respect des droits de l’enfant.

L’intérêt supérieur de l'enfant

Les recommandations du Comité des droits de l’enfant ont été transmises au gouvernement fédéral ce jeudi 7 février. Ce comité demande l’arrêt de l’enfermement d’enfants en centre fermé en Belgique.

Cette pratique ne peut jamais être dans l’intérêt supérieur de l’enfant. Ce principe exige de veiller à ce qu’il y a de mieux pour chaque enfant dans toutes les décisions qui le concernent. L’emprisonnement a également des conséquences psychologiques et physiques irréparables sur le développement des enfants.

19 enfants privés de leur liberté

Le comité des droits de l’enfant n’est pas seul dans cette position. De nombreux experts et institutions internationales ont critiqué la Belgique sur cette question au cours des dernières années.

Pour rappel, alors que la Belgique avait cessé d’enfermer des familles avec enfants en 2008 suite à trois condamnations par la Cour européenne des droits de l’Homme, le gouvernement a renoué avec cette pratique en août 2018. Depuis, huit familles ont été incarcérées dans les unités de détention pour les familles avec enfants, situées à côté du centre fermé 127 bis, à Steenokkerzeel. Au total, 19 enfants âgés de 9 mois à 17 ans ont été privés de leur liberté.

«En tant qu’état signataire de la Convention, la Belgique doit prendre au sérieux les recommandations du Comité des droits de l’enfant et immédiatement mettre fin à la détention des enfants », déclare Rob Kaelen, coordinateur de la campagne On n’enferme pas un enfant. Point. « Tous les enfants doivent pouvoir vivre leur vie d’enfant en toute liberté. »

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Car ON N’ENFERME PAS UN ENFANT. POINT.

Note :

Derrière cette pétition se trouve les organisations participantes à la campagne « ON N’ENFERME PAS UN ENFANT. POINT. » : la Plate-forme Mineurs en exil, UNICEF Belgique, Vluchtelingenwerk Vlaanderen, le CIRÉ, Jesuit Refugee Service Belgium, Amnesty International et bien sûr aussi Caritas International.

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