Les jeunes qui ont obtenu leur statut de réfugié·e et qui veulent introduire une demande pour que leur famille les rejoigne en Belgique doivent le faire avant d’atteindre 18 ans. Les personnes réfugiées majeures, elles, disposent de douze mois après avoir obtenu leur statut pour introduire une demande de regroupement familial et ainsi être exemptées de certaines conditions, telles que la preuve d’un logement suffisant et d’une assurance maladie. Ces délais sont fixés par la réglementation belge relative au droit au regroupement familial. Cependant, avec les nouvelles mesures gouvernementales entrées en vigueur le 18 août 2025, ce délai sera réduit à six mois, ce qui risque de complexifier considérablement le traitement des dossiers de regroupement familial, en particulier ceux présentant des situations administratives ou personnelles complexes.
Même quand le regroupement familial aboutit, d’autres difficultés peuvent survenir. Les personnes mineures ont l’obligation de cohabiter avec leur famille durant les cinq premières années suivant l’arrivée de celle-ci. « Ces retrouvailles sont souvent la source de conflits intrafamiliaux. Le jeune, devenu autonome, pourrait rencontrer des difficultés à s’adapter à la vie avec ses parents, surtout après une longue séparation. Des défis peuvent apparaître, notamment en termes de communication et de réajustement des rôles familiaux. C’est parfois très difficile de cerner les codes culturels. » développe Salwa. Il est donc essentiel d’adapter l’approche d’accompagnement afin de garantir une écoute active, un soutien personnalisé en tenant compte des spécificités culturelles des familles.