Dans la pratique, ces mesures risquent de maintenir des familles séparées pendant des années. Les personnes doivent en effet prouver à la fois un revenu élevé et stable, une condition irréaliste pour beaucoup, notamment celles qui occupent des emplois temporaires, à temps partiel ou mal rémunérés. Ainsi, même des personnes travaillant légalement en Belgique peuvent être structurellement exclues du droit de vivre avec leur famille.
Pour les enfants, l’impact est particulièrement difficile. La loi risque de rendre le regroupement familial définitivement impossible pour certains. Des mineur·es réfugié·es reconnu·es peuvent également perdre des droits suite aux circonstances de leur arrivée (par exemple, s’ils·elles n’ont pas été enregistré·es comme mineur·es non accompagné·es), alors qu’ils·elles n’ont eu aucune prise sur cette situation.