18/10/2014

"Je rentre"

Caritas International accompagne les demandeurs d’asile (déboutés) ou migrants désireux de retourner dans leur pays d’origine. Pour leur assurer un retour digne et une réintégration durable, il est nécessaire de bien préparer le départ et de pouvoir les soutenir après le retour. Caritas International vous livre mois après mois l’expérience ce celles et ceux qui ont opté pour un retour volontaire.

Hamid Askarov (nom d’emprunt) a 25 ans lorsqu’en août 2011 il fuit le Kirghizistan pour arriver en Belgique. Dans son pays d’origine, il travaillait dans un magasin et vendait de l’huile de moteur et des accessoires pour voitures. A cause de son origine Ouzbèke, Hamid fut, plusieurs fois, menacé par la police locale et s’est vu obligé de fermer sa boutique. Il décide alors de fuir. Une fois en Belgique, Hamid demande l’asile. Régulièrement, il dort à la rue. Lorsqu’enfin il apparaît que ses problèmes au Kirghizistan ont été résolus, Hamid choisit de ne pas attendre la réponse à sa demande d’asile et décide de rentrer volontairement. Son rêve? Ouvrir une boutique et vendre des batteries pour automobiles. En vue de réaliser ce rêve, Hamid s’est adressé à l’équipe réintégration de Caritas International (CI).

Comme le budget réintégration n’était pas suffisant à la création d’un tel micro-business, il réfléchit à la possibilité d’un partenariat avec un autre candidat au retour : Feliks Beknazarov (nom d’emprunt). Hamid avait rencontré cette personne lors de sa demande d’asile. Les deux sont devenus de bons amis pendant leur séjour en Belgique. En juillet 2012, ils décidèrent, ensemble, de retourner dans leur pays d’origine et expliquèrent leur projet d’entreprise professionnelle à CI.

Une fois rentré à Bichkek, la capitale du Kirghizistan, Hamid s’est installé chez ses parents qui possèdent une maison au centre-ville. Le benjamin y a reçu le soutien de ses frères et sœurs et autres membres de la famille. Suite à une conversation avec le partenaire local de CI, Development and Cooperation in Central Asia (DCCA), Hamid et Feliks ont finalement choisi de ne pas travailler ensemble mais de monter, chacun, leur propre business. Avec une partie de l’aide à la réintégration, Hamid a loué un conteneur sur l’un des grands marchés automobiles de la capitale. Avec le reste de l’argent et quelques économies, il a investi dans des batteries automobiles. Outre la concurrence, le magasin d’Hamid tourne à plein régime. Hamid pense même à investir encore plus afin d’élargir ses activités. DCCA parle d’une « successtory » : « Hamid est très communicatif et doit son succès surtout à sa volonté sans limites et son grand enthousiasme. »

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