Rencontrez Michael : notre stagiaire américain

Caritas International Belgique Rencontrez Michael : notre stagiaire américain

© Elise Kervyn - Michael et notre coordinatrice communication Julie Vanstallen

© Elise Kervyn - Michael et notre coordinatrice communication Julie Vanstallen

24/05/2019

Michael Ward, originaire des États-Unis, a rejoint le département communication et mobilisation comme traducteur pendant 12 semaines. Découvrez ce qu’il a fait chez Caritas pendant son séjour en Belgique.

Depuis février 2015, Caritas International a développé un partenariat avec l’Institute for Field Education (IFE)[1] et accueille des stagiaires américains chaque printemps. IFE est une organisation française sans but lucratif qui propose à des étudiants d’universités américaines un cours interdisciplinaire pendant 5 semaines, suivi d’un stage de 12 semaines. À la fin du programme, les étudiantes doivent écrire un travail d’une trentaine de pages en français ou espagnol sur un sujet lié à leur stage. « Je suis très heureux d’être le cinquième stagiaire IFE de Caritas International ! » explique Michael Ward.

 

Peux-tu brièvement te présenter ?

Michael: J’ai grandi dans la banlieue au nord de Détroit, dans l’État du Michigan. En tant que senior à l’Université du Michigan, je me suis spécialisé dans les langues (français et espagnol) et la littérature romane avec des mineurs en informatique, chinois et études de traduction. La découverte des langues et de nouvelles cultures est ma passion ; en plus de la Belgique, j’ai eu la chance de vivre au Japon, en Espagne et en Chine. Après la fin de mon stage, je déménagerai à Taiwan pour y enseigner l’anglais.

J’ai été ravi qu’on m’offre la possibilité de faire un stage chez Caritas International en raison de l’importance que l’organisation accorde aux personnes les plus vulnérables dans le monde. Caritas est le type d’organisation pour laquelle j’espère travailler un jour en tant que traducteur ou interprète. Ses projets auprès des migrants et des demandeurs d’asile renvoient à des questions qui m’ont toujours intéressé. Grâce à mon stage, j’ai pu acquérir plus d’expérience en tant que traducteur, et cela m’a permis de comparer la réponse européenne vis-à-vis des migrants et réfugiés avec celle des États-Unis.

Constance, Michael and Elisabeth during a farewell surprise for a colleague leaving for Mali
Constance, Michael, et Elisabeth lors d’une fête d’adieu surprise pour un collègue qui déménage au Mali

Pourquoi la Belgique ?

Michael: L’une des questions qu’on m’a probablement le plus posé est pourquoi avoir choisi la Belgique plutôt que la France pour pratiquer mon français. Pour moi, le choix était facile : je trouve que Bruxelles est beaucoup plus excitante, dynamique et cosmopolite que Paris. Je trouve aussi que la France est beaucoup plus présente dans l’imaginaire collectif américain, alors que la Belgique est plutôt méconnue. Je voyais enfin dans le fait de venir en Belgique une manière d’étendre ma connaissance du monde francophone et de l’Europe. Par ailleurs, qui peut dire non à l’histoire culinaire des frites, des gaufres et du chocolat ? Depuis que je suis arrivé en janvier, j’ai eu l’opportunité de visiter des villes tant en Flandre qu’en Wallonie. À travers les cours IFE, j’ai eu l’opportunité d’apprendre plus sur l’histoire et la culture belge, et j’ai même pu apprendre un peu de néerlandais. Cette expérience m’a donné une vue d’ensemble de la Belgique, et elle m’a prouvé l’importance et l’efficacité de la vision que l’union fait la force et m’a montré les différentes façons dont diverses communautés peuvent coexister.

Peux-tu nous parler de ton travail quotidien chez Caritas ?

Michael: Chez Caritas, j’ai travaillé dans la cellule communication interne/externe du Département Communication & Mobilisation. J’ai travaillé principalement sur la traduction du français vers l’anglais, et ce pour des articles sur le site Web, des documents de collecte de fonds, du matériel promotionnel, des courriels, des vidéos sous-titrées, et j’ai vérifié les traductions des autres. J’ai également eu l’occasion de travailler avec d’autres cellules. Par exemple, j’ai accompagné la cellule éducation pour une formation sur les réfugiés, et j’ai aidé la cellule plaidoyer pour un rapport sur le lien entre migration et développement. Travailler au Département Communication & Mobilisation est passionnant parce que je me trouve à la croisée des deux principales initiatives de Caritas : l’aide d’urgence et le développement d’une part, et l’asile et la migration d’autre part. Cette position permet donc de travailler dans les deux domaines.

L’un des moments les plus instructifs de mon stage a été de travailler sur la réponse au cyclone Idai en Afrique australe. Non seulement j’ai traduit des documents sur les efforts en matière d’aide humanitaire et la collecte de fonds de Caritas, mais j’ai aussi effectué une revue de presse des réponses des autres organisations. Cela m’a donné une vue d’ensemble des défis auxquels les premiers intervenants sont confrontés et de l’importance de travailler avec des partenaires locaux.

Une dernière réflexion que tu aimerais partager ?

Michael: Je suis très reconnaissant de l’accueil chaleureux que j’ai reçu à Caritas. Je suis triste de partir, mais c’est bien de savoir que j’ai tissé des liens et que j’ai acquis une expérience et des compétences inestimables.

Note :

[1]

Pour plus d’informations sur IFE, voici leur site internet :  http://www.ife-edu.eu/.

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