Ces derniers mois, les conditions d’accès humanitaire se sont profondément dégradées dans l’ensemble du territoire palestinien.
Si la réouverture temporaire et partielle de certains points de passage à Gaza a pu laisser entrevoir une légère amélioration, certains produits essentiels restent limités ou interdits par les autorités israéliennes. Les évacuations médicales demeurent soumises à des autorisations aléatoires, laissant des patient·es gravement malades sans possibilité de transfert vers des structures mieux équipées.
En Cisjordanie, la fermeture de checkpoints et la multiplication des restrictions de circulation isolent des communautés entières et compliquent fortement la distribution de l’aide, la rendant imprévisible et parfois insuffisante.
En parallèle, la capacité d’intervention de nombreuses organisations humanitaires s’est réduite. Certaines ont dû suspendre temporairement leurs activités ou adapter leur présence, notamment en déplaçant leurs équipes vers des zones jugées plus sûres, en raison des bombardements, des risques sécuritaires et des restrictions imposées par les autorités israéliennes.
Dans ce contexte, la présence d’acteurs encore opérationnels, comme Caritas, reste essentielle.