Pour survivre, les familles à Gaza dépendent quasi exclusivement de l’aide internationale et de l’aide humanitaire. Caritas Jérusalem est l’une des rares organisations humanitaires encore présentes à Gaza. Immédiatement après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu début octobre, nos collègues ont distribué 10.000 boîtes de lait en poudre à des familles avec des bébés et de jeunes enfants. Pendant des mois, la guerre et le blocus ont limité l’accès aux denrées essentielles, plongeant des milliers de nourrissons dans la malnutrition.
« Nos équipes apportent également chaque jour des soins de santé de base, un soutien mental et psychosocial, ainsi qu’une aide d’urgence aux personnes les plus vulnérables », explique Anton Asfar, secrétaire général de Caritas Jérusalem. « Dans les provinces du Sud, nous sommes amenés à travailler dans des conditions extrêmement compliquées. Nous y disposons d’une équipe de terrain qui gère sept postes médicaux. » Pour l’instant, Caritas Jérusalem n’est pas active dans le nord de Gaza. « Notre personnel a pour instruction de ne pas y retourner », précise Asfar. « En raison des destructions massives, du manque d’électricité et d’eau et de l’absence d’infrastructures de base, la zone est encore dangereuse et inhabitable. »