La nouvelle stratégie humanitaire belge reconnaît la nécessité de :
- financements plus flexibles ;
- partenariats plus équilibrés ;
- un partage réel des responsabilités et du pouvoir décisionnel.
Pour les acteurs locaux, cette reconnaissance est essentielle. Mais elle pose aussi des conditions concrètes : un financement adapté des frais des structures, un renforcement des capacités respectueux et une intégration réelle de l’expertise locale dès la conception des programmes.
Sans ces traductions opérationnelles, la localisation risque de demeurer un principe sans effet réel sur les pratiques.
C’est précisément cette tension entre ambitions politiques et réalités opérationnelles qui a été mise en lumière lors de l’événement du 28 janvier, où Victor Beaume, chargé de plaidoyer, est intervenu aux côtés de Constantin Safanitiè Séré de l’OCADES Caritas Burkina.
Une opportunité prise par l’OCADES et Caritas International pour faire résonner un appel conjoint : les politiques humanitaires ne peuvent être pertinentes et justes que lorsqu’elles s’ancrent dans les réalités vécues par les communautés concernées et les organisations en leur sein.