Mineurs vulnérables à Liège : transition vers l’autonomie

Caritas International Belgique Mineurs vulnérables à Liège : transition vers l’autonomie

© Isabel Corthier - Mohamad Shah, jeune afghan de 17 ans, vit dans un de nos appartements collectifs à Liège. Là, il se reconstruit et apprend à vivre en autonomie en Belgique. (2018)

© Isabel Corthier - Mohamad Shah, jeune afghan de 17 ans, vit dans un de nos appartements collectifs à Liège. Là, il se reconstruit et apprend à vivre en autonomie en Belgique. (2018)

07/07/2020

TITRE:

Youth in transit

Public cible:

Mineurs étrangers non-accompagnés (MENA) ayant déjà obtenu un statut (réfugié ou protection subsidiaire) ou dont la procédure est en cours

Objectif:

Accompagnement vers la vie en autonomie

Lieu:

Liège

DURÉE:

Depuis le 1er juillet 2016

DES JEUNES SEULS ET VULNÉRABLES

Derrière la qualification officielle de MENA (mineurs non accompagnés) se cache des jeunes, mineurs d’âge. Loin de leur pays d’origine et sans parents, elles et ils sont arrivés seuls en Belgique. La plupart ont vécu un long et difficile parcours migratoire. « Ce sont des jeunes souvent en souffrance, qui ont vécu des choses qu’on ne s’imagine pas. Apprendre à se reconstruire avec tout ça, c’est loin d’être simple », commente Jonas Gretry, accompagnateur de jeunes à Liège.

Référés par Fedasil, ces jeunes, âgés entre 16 et 18 ans, ont obtenu un statut ou leur procédure est encore en cours. Elles et ils sont originaire de pays tels que la Syrie, l’Afghanistan, la Somalie ou encore l’Erythrée et ont besoin d’un accompagnement dans la construction de leur vie en Belgique.

SOUTIEN PSYCHO-SOCIAL INDIVIDUALISÉ

Permettre aux jeunes d’accéder à un certain degré d’autonomie au sein de la société, tel est notre objectif. Par autonomie, on entend l’aptitude du jeune à subvenir à ses propres besoins[1] et de répondre, dans la mesure de ses possibilités, aux exigences de la société d’accueil.

>> À LIRE : Tout notre accompagnement vers une vie en autonomie des personnes réfugiées et migrantes à Liège

Pour arriver à cela, nous offrons un accompagnement psycho-social global à chaque jeune. « Concrètement, cela signifie un soutien à la mesure de la réalité individuelle des jeunes. On s’appuie sur la manière dont le jeune voit, lui, les choses. Cette position est au cœur de notre accompagnement et est certainement la source de nos réussites. », explique Jonas.

LOGEMENT ET VIE QUOTIDIENNE

Le premier pas vers l’autonomie passe par le logement. Caritas gère donc 40 places dans plusieurs bâtiments situés dans le quartier Saint-Walburge. Chaque appartement dispose de deux chambres, les jeunes y vivent donc en collocation. Un lieu collectif est également mis à leur disposition. Il sert de point de rencontre entre l’équipe de Caritas et les jeunes. « Nous y cuisinons, mangeons, discutons, jouons,… Ces moments de temps de vie quotidienne partagés permettent de mieux connaître nos jeunes et de libérer leur parole dans un environnement détendu. ».

A côté du logement, notre équipe intervient sur plusieurs champs recouvrant tous les aspects de la vie quotidienne d’un jeune.

  • Accompagnement intensif au quotidien : une équipe de quatre éducateurs/rices est constamment présente au sein de notre « appartement collectif ». Elle organise des repas collectifs, veille au réveil des jeunes, les accompagne dans plusieurs aspects pratiques de la vie quotidienne tels que les courses alimentaires, le lavoir, nettoyage de l’appartement, etc.
  •  Soutien à la santé mentale : de par leur parcours, les MENA présentent souvent des traumatismes qui pèsent lourd sur leur santé mentale. Un accompagnement médical et psychologique est souvent indispensable.
  • Aide scolaire et insertion socio-professionnelle : Prendre le temps de trouver des solutions pour les jeunes en difficultés scolaires ou pour lesquels le système scolaire n’est pas adéquat est capitale pour construire leur avenir.
  • Accompagnement administratif et juridique : Deux « accompagnateurs de vie » s’assurent de garder une vue globale et exhaustive du projet de vie des jeunes.  Par ailleurs, les jeunes dont la procédure de protection internationale est toujours en cours peuvent y trouver une écoute bienveillante et un accompagnement juridique à la préparation de leur interview au CGRA. Ce suivi n’est pas seulement administratif : il permet aux jeunes de se décharger, de parler de leur inquiétude et de leur stress. Ce soutien s’avère indispensable pour  permettre à certains jeunes de rester dans un équilibre émotionnel.

« Au-delà de tous ces champs d’intervention, l’objectif principal reste d’accompagner ces jeunes dans leur projet de vie et d’intégration, en respectant leurs différences et en leur permettant de trouver un point de rencontre entre leur culture et celle de notre société. », conclut Jonas.

Note :

1

Tant les besoins primaires – soins de soi – et que secondaires – positionnement social positif, estime de soi, accomplissement personnel, capacité à se relier à l’autre.

Aidez-nous

Faites un don

Les dons de 40 € ou plus sur base annuelle sont déductibles fiscalement. Vous récupérez jusqu’à 60 % de votre don.

Une question ? Contactez-nous

Actualités associées