Alice a dégagé de la place dans le coffre de la voiture Caritas. Deux grandes caisses à bananes doivent bientôt y prendre place. Elles contiennent 50 pochettes colorées en tissu, confectionnées à la main, avec pas moins de 1.000 serviettes menstruelles. Alice est venue les chercher chez BruZelle, une organisation qui lutte contre la précarité menstruelle.
« La précarité menstruelle, c’est le fait d’avoir peu ou pas accès aux serviettes menstruelles, aux tampons ou à d’autres produits menstruels », explique Veronica Martinez, directrice de BruZelle. « C’est aussi devoir choisir : est-ce que j’achète des protections menstruelles ou quelque chose d’autre dont j’ai vraiment besoin ? » Mais le manque de connaissances sur les menstruations constitue aussi une forme de précarité menstruelle, ajoute Veronica. « Tout comme le manque de toilettes ou d’espaces sanitaires propres, adaptés et sûrs. »