Fermeture du Petit Château liée au coronavirus : Des candidat-e-s à l’asile à la rue

Caritas International Belgique Fermeture du Petit Château liée au coronavirus : Des candidat-e-s à l’asile à la rue

© CC by Tram Bruxelles - Le Petit Château est le ‘centre d’arrivée’ pour toutes les personnes souhaitant introduire une demande d’asile en Belgique. Avec la crise du coronavirus, il n’est plus possible de s'y enregistrer.

© CC by Tram Bruxelles - Le Petit Château est le ‘centre d’arrivée’ pour toutes les personnes souhaitant introduire une demande d’asile en Belgique. Avec la crise du coronavirus, il n’est plus possible de s'y enregistrer.

27/03/2020

En début de semaine, le gouvernement a décidé de ne plus enregistrer les nouveaux demandeurs/euses de protection internationale auprès de l’Office des Étrangers (Petit Château). Nous nous inquiétons des conséquences de cette décision liée à la crise du coronavirus ; elles se sont fait immédiatement sentir et ont une portée considérable.

Les portes du Petit Château resteront fermées aux demandeurs/euses de protection internationale[1] et ce, pour une durée indéfinie. Cette décision est l’une des conséquences des mesures prises par le Conseil national de Sécurité du jeudi 12 mars contre la propagation du virus.

Des mesures à prendre d'urgence pour les demandeurs/euses d'asile

Son objectif ? Eviter que les personnes ne se rassemblent à l’extérieur du centre ou dans les salles d’attente. Personne n’est autorisé à rentrer – ni les jeunes ni les familles avec enfants.

Le fait qu’elles ne puissent plus s’enregistrer et qu’il n’y ait pas de plan d’accueil d’urgence implique qu’elles vont se retrouver les prochains jours (voire semaines) livrées à elles-mêmes pour trouver un toit. Sans connaissances ni familles, trouver un endroit où loger s’avère mission impossible. En raison de l’arrêt de l’enregistrement, ces familles et ces enfants se retrouvent exposés inutilement à des risques et à des incertitudes. Des mesures supplémentaires doivent donc urgemment être mises en place.

Une protection nécessaire, aussi pour les profils vulnérables

Nous comprenons que le gouvernement veuille protéger ses employé-e-s. D’ailleurs, Caritas International Belgique a pris des mesures de précaution que nous nous devons d’ajuster quotidiennement. Mais cette décision prive les personnes de leur droit de demander une protection internationale. Par ailleurs, tous les États membres ont reçu l’instruction de prendre des règles proportionnelles et de protéger la santé de chacun-e.[2]

>> A LIRE : Coronavirus : rester là, malgré l’épidémie

Les Pays-Bas ont également fait le choix d’arrêter la procédure d’enregistrement, mais cette décision s’est accompagnée par la création de centres d’accueil d’urgence supplémentaires. Nous espérons que la Belgique suive cet exemple de toute urgence et de manière coordonnée entre les différents niveaux de pouvoirs.


Que fait Caritas International Belgique face au Covid-19 ?

En plus de soulever l’attention politique sur des situations d’injustices causées par cette pandémie, Caritas International met tout en œuvre pour garantir l’accompagnement social et la protection des personnes, au sein de ses structures d’accueil et là où son assistance est requise, et en particulier des plus vulnérables d’entre elles.

Vous pouvez aussi agir en rejoignant l’équipe de secours de Caritas ! Pas besoin de sortir de chez vous, soutenez le Fonds d’urgence Coronavirus via notre plateforme de dons en ligne ou sur le compte BE88 0000 0000 4141 avec la communication « Coronavirus 005 ».


Note :

1

Précédemment appelé « demandeur-euse d’asile ». En 2018, le terme a été officiellement changé par « demandeur-euse de protection internationale ». Une « demande d’asile » est maintenant qualifiée de « demande de protection internationale ». En Belgique, la demande de protection internationale concerne tant les réfugié-e-s que les bénéficiaires de protection subsidiaire.

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