En mars 2022, l’Union européenne a activé pour la première fois la directive relative à la protection temporaire. Les personnes ayant fui l’Ukraine ont ainsi rapidement obtenu un droit de séjour et un accès au travail, à l’éducation, aux soins médicaux et à l’aide sociale.
Depuis, ce dispositif a été prolongé à plusieurs reprises. En juillet 2026, à peine quelques mois avant l’échéance, l’UE a décidé de prolonger à nouveau la protection jusqu’au 4 mars 2028.
Cette décision accorde davantage de temps aux personnes concernées, mais ne leur apporte pas de certitude. La protection temporaire était conçue comme une solution d’urgence, et non comme un régime dans le cadre duquel des personnes devraient vivre pendant des années sans savoir ce qui les attend ensuite.
Les conditions évoluent également. Depuis août 2026, de nouvelles règles concernant les obligations militaires s’appliquent aux nouvelles demandes. Les personnes qui bénéficiaient déjà de la protection et la conservent sans interruption dans le même pays de l’UE ne sont pas concernées par ces règles. Cela montre néanmoins à quelle vitesse les règles du jeu peuvent changer.
Dès 2025, l’UE avait appelé les États membres à préparer des solutions alternatives à la protection temporaire. Sans plan clair, les personnes concernées risquent de se retrouver sans perspective au dernier moment.