Mineurs vulnérables à Bruxelles : transition vers l’autonomie

Caritas International Belgique Mineurs vulnérables à Bruxelles : transition vers l’autonomie

Isabel Corthier - Après le centre d’accueil pour demandeurs d’asile, le jeune arrive dans l’infrastructure de Caritas, signe son bail et sera responsable de son logement.

Isabel Corthier - Après le centre d’accueil pour demandeurs d’asile, le jeune arrive dans l’infrastructure de Caritas, signe son bail et sera responsable de son logement.

21/11/2016

Titre:

Youth in transit Bruxelles

Lieu:

Bruxelles (aussi à Liège et Malines)

Durée:

Depuis le 1 août 2015

Public:

Mineurs étrangers non-accompagnés (MENA) ayant déjà obtenu un statut (réfugié ou protection subsidiaire) ou à haut taux de reconnaissance.

Objectifs:

Accompagnement vers la vie en autonomie, transition de l’aide matérielle vers l’aide sociale financière.

Ces jeunes viennent d’Afghanistan, d’Erythrée, de Somalie, de Syrie Côte D’ivoire et Guinée. « Ce sont des jeunes souvent en souffrance, qui ont vécu des choses qu’on ne s’imagine pas. Apprendre à se reconstruire avec tout ça, c’est loin d’être simple », commente Mathieu Gombault, responsable du projet à Bruxelles.

Se reconstruire un avenir après l'exil

Notre public-cible sont des jeunes, entre 16 et 18 ans, qui ont obtenu un statut ou ont un haut taux de reconnaissance et obtiendront donc sûrement un statut. Le projet Youth in Transit est un projet de 6 mois. Le but est de soutenir leur transition vers une vie en autonomie.

Les jeunes vivent dans des studios individuels. Nous avons 19 places réparties dans deux communes bruxelloises : Saint-Josse et Laeken.

Personne référente pour le jeune en demande d'asile

Pour chaque jeune, une personne référente, un-e collaborateur/rice experimenté-e de Caritas, est désignée. Elle va à la rencontre du jeune dans le centre d’accueil pour demandeurs d’asile, avant même le déménagement vers notre infrastructure. « Là, un premier dialogue s’installe. Et on explique notre projet au jeune. L’important pour nous est de comprendre comment le jeune voit, lui, les choses et de nous adapter en fonction », ajoute Mathieu.

Autre élément clé : évaluer le degré d’autonomie du jeune. « C’est essentiel pour nous ! C’est le point de départ pour la construction de l’accompagnement du jeune. Du côté pratique, le jeune arrive ici, signe son bail et sera responsable de son logement. Il y a un règlement d’ordre interne et un état des lieux est fait. » Une partie de cette indépendance consiste également à gérer l’argent. Lorsqu’ils arrivent dans le projet, ils reçoivent un montant hebdomadaire qu’ils peuvent dépenser, après cela il devient un budget mensuel. Fedasil leur fournit un soutien matériel jusqu’à ce qu’ils atteignent leur majorité.

Priorité à la scolarité des jeunes réfugiés

« La priorité pour nous est de scolariser ces jeunes. Donc en parallèle de l’évaluation de l’autonomie du jeune, ce dernier passe des tests d’alphabétisation et de lecture et d’écriture afin d’évaluer le niveau de langage, entre autres, et de l’orienter ensuite au mieux. »

Mansoor*, jeune  réfugié afghan de 17 ans, a été accompagné vers le métier de chef-cuisinier et suis maintenant une formation en alternance. « Je travaille cinq jours par semaine et vais à l’école les deux autres jours. Le jeudi, nous cuisinons. Le vendredi, j’ai cours de français, d’économie, de mathématique,… ».

>>À LIRE : L’histoire de Mansoor dans son intégralité

Ateliers pour des citoyen-ne-s actifs/ves

Deux fois par mois, souvent les mercredis après-midi, les jeunes participent à des ateliers organisés par Caritas. « On y parle de gestion du budget, d’éducation à la santé et à la citoyenneté, on cuisine ensemble, on apprend à manger sainement… ». L’équipe organise également diverses activités sportives ou culturelles : cinéma, musée, parc d’attraction, camps résidentiels, etc. Il s’agit là de moments privilégiés qui permettent de rompre l’isolement du jeune, de favoriser l’intégration à la société d’accueil et enfin de développer une citoyenneté active.

Note :

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