Les terribles explosions de Beyrouth

Caritas International Belgique Les terribles explosions de Beyrouth

© STR/Belga (2) - Un avant-après frappant au port de Beyrouth suite aux explosions de mardi 4 août.

© STR/Belga (2) - Un avant-après frappant au port de Beyrouth suite aux explosions de mardi 4 août.

10/08/2020

Une scène apocalyptique. Il n’y a pas d’autres mots pour décrire la terrible explosion qui a ravagé Beyrouth mardi 4 août. L’explosion massive du port a été causée par 2.700 tonnes de nitrate d’ammonium. Au moins 160 personnes ont été tuées et plus de 6.000, blessées. On craint que les chiffres n’augmentent encore car la recherche de survivant-e-s et de victimes est toujours en cours. Le réseau Caritas se mobilise et organise l’aide sur place avec Caritas Liban.

Le Liban a survécu à de nombreuses explosions depuis 2005. Elles étaient toutes terribles – et traumatisantes – mais jamais aussi importante que celle d’hier. Les balcons se sont effondrés, les fenêtres brisées, les bâtiments déchirés. Le choc, 4,5 sur l’échelle de Richter, a été entendu et ressenti au nord et au sud du pays. L’onde a même été ressentie jusqu’à 200 kilomètres de là, sur l’île voisine de Chypre.

Les infrastructures médicales aussi frappées

Même avant l’explosion, le système de santé libanais était à bout de souffle. Les hôpitaux et le corps médical tiraient la sonnette d’alarme à cause, entre autres, du manque d’anesthésiques, de médicaments et d’autres équipements chirurgicaux.

De plus, l’explosion a frappé au moins 4 hôpitaux, dont l’hôpital St George, l’un des plus grands de la ville. Il a été tellement endommagé qu’il a dû fermer et transférer des patient-e-s. S’en sont suivies des scènes chaotiques, dans lesquelles de nombreuses personnes blessées ont été refusées et emmenées dans des hôpitaux en dehors de Beyrouth.

Le personnel médical a aussi été touché : au moins 4 infirmières sont décédées et 5 médecins ont été blessés.

Disponibilité alimentaire menacée

Des milliers de familles ont été touchées. Beaucoup d’entre elles passent la nuit dans des maisons en ruine ou dans la rue. Et cela dans un climat menaçant de pandémie mortelle. L’économie est en chute libre et certaines parties de Beyrouth sont inhabitables. De plus, le Liban souffre depuis des mois d’une forte inflation, d’une hausse des prix à la consommation et de l’insécurité alimentaire qui y est associée. Les disponibilités alimentaires dans le pays sont soumises à une pression encore plus grande, surtout maintenant que l’explosion a également endommagé deux entrepôts céréaliers. Ces dégradations pourraient poser de problèmes pour les stocks actuels ainsi que pour les importations.

En plus de l’urgence, cette explosion aura donc aussi des conséquences durables sur la sécurité alimentaire des Libanais et Libanaises. Le port de Beyrouth semble être complètement détruit. C’est dramatique, car c’est le principal point d’entrée alimentaire d’un pays qui n’a pas les ressources nécessaires pour produire entièrement sa propre nourriture ou faire du commerce avec la Syrie ou Israël voisines.

Caritas est affectée, mais se met au travail immédiatement

Les bureaux de Caritas Liban ont été touchés par l’explosion et certaines zones ont été complètement détruites. Néanmoins, les jeunes volontaires et le personnel de Caritas Liban aident activement les victimes. Hier, ils étaient sur place près des hôpitaux pour aider les blessés. Les premières aides peuvent être fournies : nourriture, eau, etc.

Caritas Liban – Dès les premières heures après l’explosion, l’équipe de Caritas Liban a été sur place pour aider les personnes blessées.

Les heures et les jours qui suivent sont très imprévisibles. Les hôpitaux sont saturés. L’électricité (et donc Internet) n’est pas fiable. Les biens de première nécessité sont à court de stock. Les prix peuvent augmenter encore plus vite que ces derniers mois.

La ville est actuellement en ruine. Il n’est pas facile pour Caritas Liban d’estimer exactement ce dont la population aura besoin dans les mois à venir, mais cette analyse sera faite dans les prochains jours. Ce que l’on sait déjà, c’est que la population libanaise a plus que jamais besoin de soutien. C’est pourquoi Caritas International a d’ores et déjà décidé de débloquer une première somme d’urgence de 50.000 euros.

Faites un don. Aujourd’hui. Aidez les survivant-e-s de l’explosion via notre plateforme de dons en ligne ou sur le compte BE88 0000 0000 4141 avec la communication « 3911 Liban »

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