L’histoire d’Haedr

Caritas International Belgique L’histoire d’Haedr
04/10/2017

« Nous partons demain »

Le centre pour demandeurs d’asile de Caritas à Scherpenheuvel accueille à ce jour 21 nationalités différentes. Des personnes venues du monde entier – d’Afghanistan jusqu’en Guinée – y attendent une décision suite à leur demande d’asile. En ce moment, 132 personnes y habitent, la moitié d’entre elles sont des enfants. Pour l’Irakien Haedr Al-Rubaye et sa famille, le dernier jour au centre est arrivé. Ils peuvent « enfin quitter ».

Le centre pour demandeurs d’asile de Caritas à Scherpenheuvel accueille à ce jour 21 nationalités différentes. Des personnes venues du monde entier – d’Afghanistan jusqu’en Guinée – y attendent une décision suite à leur demande d’asile. En ce moment, 132 personnes y habitent, la moitié d’entre elles sont des enfants. Pour l’Irakien Haedr Al-Rubaye et sa famille, le dernier jour au centre est arrivé. Ils peuvent « enfin quitter ».

« Nous sommes en Belgique depuis 1 an et 9 mois. La semaine passée, nous avons reçu une décision positive », raconte Haedr, heureux. Lui et sa famille sont reconnus réfugiés et peuvent enfin rêver d’une vie stable et sûre en Belgique. Haedr, sa femme Selma et leurs deux fils – Yazen et Saif – partent demain pour une initiative locale d’accueil (ILA) à Anvers. « Ma belle-famille habite déjà Anvers depuis quelques jours », continue Haedr. « Nous avons fui ensemble. Ma mère et mon frère sont restés en Irak. Parfois, j’ai l’occasion de les appeler. »

« Notre plus jeune fils, Yazen, est né ici, dans le grand hôpital de Diest », continue encore ce père de famille. Yazen est aujourd’hui âgé d’un an. Un bambin malicieux qui ne tient pas plus de 5 minutes sur les genoux de son père. Maman Selma se hâte de fermer la porte afin qu’il ne se perde pas dans le couloir du centre et corrige son mari qui court, à son tour, derrière Yazen : « il est né dans le petit hôpital de Diest. » « Tout s’est bien passé », complète Haedr.

« J’ai suivi un cours d’intégration et ai appris le néerlandais, mais j’espère encore apprendre mieux la langue afin de trouver du travail plus facilement », explique Haedr. « En Irak, j’ai travaillé comme policier pendant 10 ans. Aujourd’hui, deux jours par semaine, je vais cueillir des pommes. Je suis heureux d’avoir du travail mais deux jours, ce n’est pas suffisant. C’est pourquoi je veux absolument continuer à apprendre la langue. »

Haedr et sa famille ont été encadrés au centre d’accueil par une équipe Caritas multidisciplinaire. Leurs tâches ? L’accompagnement dans le cadre de leur procédure mais également dans tous les aspects de la vie au centre : l’intégration des enfants dans le milieu scolaire, un soutien à la (re)construction d’un réseau social, formations, emploi, recherche d’un logement,… Un suivi psycho-social des résidents est aussi assuré par la mise en place d’une aide psychologique si nécessaire.

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