Le récit du retour d’Indra

Caritas International Belgique Le récit du retour d’Indra
Caritas International Belgique Le récit du retour d’Indra

© Caritas - Le magasin d’Indra à Baglung*

© Caritas - Le magasin d’Indra à Baglung*

18/01/2018

« Pendant ma procédure d’asile en Belgique, je faisais la plonge dans un restaurant, mais lorsque ma demande a été rejetée, je me suis retrouvée sans permis de travail et j’ai perdu mon emploi ». Après avoir passé quatre ans en Belgique, Indra a décidé de retourner au Népal auprès de mon mari et de mes enfants. Elle témoigne.

« Pendant ma procédure d’asile en Belgique, je faisais la plonge dans un restaurant, mais lorsque ma demande a été rejetée, je me suis retrouvée sans permis de travail et j’ai perdu mon emploi ». Après avoir passé quatre ans en Belgique, Indra a décidé de retourner au Népal auprès de mon mari et de mes enfants. Elle témoigne.

Faire des projets

 « Avant mon départ, j’ai discuté avec Caritas des possibilités que j’avais au Népal », raconte Indra. Elle pouvait bénéficier d’une aide à la réintégration. Cela signifie qu’au Népal, elle recevrait un accompagnement supplémentaire et un soutien financier pour que le retour se passe mieux.

Je pensais cultiver des tomates et ouvrir un petit magasin, mais il s’est rapidement avéré que ce serait loin d’être évident.

- Indra

« Je pensais cultiver des tomates et ouvrir un petit magasin, mais il s’est rapidement avéré que ce serait loin d’être évident. J’habite dans la région éloignée de Damjha, où le nombre de clients potentiels est plutôt limité et l’approvisionnement en produits se fait difficilement en raison du mauvais état des routes d’accès. » Caritas Népal a conseillé à Indra de consulter son réseau et de voir si des connaissances ou des membres de sa famille étaient disposés à travailler avec elle, éventuellement en dehors de son village.

Amie d’enfance 

Sur le marché de la grande ville de Baglung, une amie d’enfance d’Indra a un magasin depuis plus de 10 ans. Elle était disposée à partager une partie de ses bénéfices. « En échange, j’investis dans le magasin et j’y travaille », raconte Indra. « Je fais chaque jour 3 heures de trajet pour me rendre sur le marché. Cela me coûte du temps et de l’argent mais au moins je peux travailler et acquérir de l’expérience. Mon mari m’a soutenue dès le début dans mon choix, même si les revenus n’étaient pas garantis. » 

Une région avec un pouvoir d’achat 

« J’ai commencé à travailler pendant le festival hindi. Le moment par excellence où les gens achètent beaucoup de nourriture, » explique Indra, rayonnante. « J’ai dès lors connu un bon départ. En plus, beaucoup de personnes à Baglung reçoivent de l’argent de leur famille à l’étranger. Ils peuvent donc acheter plus que ceux qui vivent dans d’autres régions, ce qui est tout bénéfice pour notre magasin. » 


*Indra ne souhaitait pas être elle-même photographiée.

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