Résilience des populations vulnérables aux risques de catastrophe au Niger

Caritas International Belgique Résilience des populations vulnérables aux risques de catastrophe au Niger

© Sam Phelps/Caritas

© Sam Phelps/Caritas

09/04/2018

Lieu:

Région de Diffa, Niger

Durée:

1 octobre 2016 - 30 septembre 2018

Budget:

2.101.332 €

Partenaire local:

CADEV Maradi

Contexte

La situation humanitaire de certaines populations au Burundi, au Niger et en RD Congo est actuellement très difficile. Ceci est en grande partie le résultat d’un contexte de pauvreté généralisé, d’une instabilité chronique, de catastrophes naturelles récurrentes, d’un manque d’accès aux services sociaux de base, d’ économies faibles et dépendantes des marchés extérieurs, de violations des droits de l’Homme et de conflits armés nationaux ou régionaux prolongés.

Dans le contexte de ces trois pays qui doivent faire face à des risques de catastrophes récurrents et à des crises complexes, Caritas International entend augmenter la résilience des populations vulnérables aux risques des catastrophes et les appuyer à réduire leur vulnérabilité avant, pendant et après une crise, grâce à un renforcement de leurs capacités.

Présente dans ces pays depuis de nombreuses années avec diverses interventions d’urgence, de réhabilitation et de développement, Caritas International y a développé une expertise conséquente et des relations partenariales de qualité.

Les zones d’intervention sélectionnées dans chacun des pays sont des zones devant faire face à des risques de catastrophes multiples. Deux point d’attention ont été sélectionnés en collaboration avec les partenaires locaux et la population locale. Ceux-ci sont :

  • le volet communautaire de la réduction des risques des catastrophes (RRC) et sur la mise en place et le suivi de plans de RRC ;
  • la préparation et le renforcement des capacités face à deux ou trois risques spécifiques affectant plus particulièrement la population.

Pour ce faire, Caritas forme et organise sur le terrain des comités villageois de réduction des risques de catastrophes. Ces comités identifient les catastrophes les plus récurrentes et élaborent des plans pour y répondre ; limiter l’impact négatif et mettre en place des actions pour y remédier.

Objectif

Un objectif central porte ce projet au Niger : renforcer les capacités des populations vulnérables à limiter les impacts négatifs de la sécheresse et des déplacements de population dus aux exactions de Boko Haram.

Les indicateurs de succès pour ce projet sont double. Nous visons que :

  • Au moins 50 % des ménages vulnérables ciblés auront augmenté leurs productions alimentaires d’au moins de 25 % par rapport à leur situation initiale. Grâce au développement du maraichage, qui se fait sur des petites parcelles irriguées lors de la saison sèche. Cela permet notamment d’améliorer la quantité des revenus et de diversifier le bol alimentaire.
  • Au moins 30 % des ménages vulnérables ciblés auront augmenté leur pouvoir d’achat d’au moins de 25 % par rapport à leur situation initiale. Cela est possible via le développement d’activités génératrices de revenus, non-agricoles également. Ces activités ciblent particulièrement les femmes, ce qui revalorise également leurs rôles dans le ménage.

Au-delà des activités liées aux catastrophes, d’autres aspects renforcent l’augmentation de la résilience. Le programme vise à fournir des vivres lors des périodes de pénurie annuelles mais en parallèle vise à amorcer des dynamiques économiques qui permettraient d’augmenter le pouvoir d’achat et donc de diminuer l’occurrence des situations de crise. Dans ce sens, des activités génératrices de revenus sont initiées avec les jeunes, qui peuvent également profiter d’une formation qualifiante d’artisan. Des investissements dans des infrastructures d’exhaure de l’eau ont également été faits et ce afin de répondre à deux besoins : d’une part de l’eau d’irrigation permet d’effectuer le maraichage en saison-sèche (ce qui génère des revenus supplémentaires et diversifie le bol alimentaire) et d’autre part l’extraction profonde d’eau potable permet de constituer un socle solide pour améliorer l’état de santé des personnes vulnérables.

Public cible

Une estimation du nombre de personnes touchées par ce projet a été réalisée. On recense :

  • 6.000 ménages (ménages des 5 villages qui vont bénéficier directement des bornes fontaines)
  • 2.000 ménages (bénéficiaires directs des vivres lors des périodes de soudure (pénurie survenant lorsque la récolte précédente est épuisée et que la récolte suivante n’est pas encore mûre))
  • 1.000 jeunes sensibilisés à l’édification de la paix et l’investissement communautaire
  • 400 bénéficiaires directs des intrants et équipements d’irrigation
  • 150 femmes pour AGR issues de 10 groupements féminins
  • 100 jeunes pour les AGR
  • 50 jeunes entrepreneurs (formations qualifiantes sur la menuiserie, la mécanique, la ferronnerie, etc.)
  • 20 réparateurs (maintenance des équipements agricoles d’irrigation)

Ce projet a aussi été mis en place avec l’optique d’avoir un impact bénéfique indirect sur les villages voisins de ceux choisis et sur les éleveurs transhumants, notamment grâce aux infrastructures d’exhaure de l’eau potable.

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