Agroécologie au Sahel

Caritas International Belgique Agroécologie au Sahel

© Isabel Corthier

© Isabel Corthier

01/04/2019

Durée :

La première phase aura une durée de 2 ans et 3 mois. Il a commencé le 01/10/2018 et se terminera fin décembre 2020

Lieu :

Sénégal, Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad, Bénin (Nord) et Togo (Nord)

Budget :

570.000 € (première phase du projet)

Partenaires locaux:

Caritas Sénégal et Caritas Kaolack (Sénégal), CADEV Niger et CADEV Maradi (Niger), Caritas Mauritanie, Caritas Bénin et Caritas Natitingou (Bénin), OCADES - Caritas Burkina et OCADES - SED de Ouagadougou (Burkina Faso), Caritas Mali et Caritas Bamako (Mali), UNAD, SECADEV N’Djaména et SECADEV Abéché (Tchad), OCDI Dapaong, CARTO et JARC (Togo).

Fonds propres :

60.000€ (le reste est financé par le Secours Catholique Caritas France, Misereor, Caritas Autriche (diocèse de St Pölten et Innsbruck) et Caritas Espagne)

Contexte : insécurité alimentaire, changement climatique et agroécologie

Plus de 105 millions d’habitants vivent dans la région du Sahel. Un quart d’entre eux souffre d’insécurité alimentaire et 20% vivent en situation d’extrême pauvreté. Les conflits et les crises alimentaires chroniques ont amoindri la résilience des populations. La zone est particulièrement touchée par le changement climatique. La croissance démographique (3% en moyenne par an) augmente d’autant plus la pression sur les ressources naturelles. Cela se traduit par la désertification, la baisse de la fertilité des sols (également liée au mauvais usage des intrants chimiques) et l’augmentation des conflits d’usages (agriculteurs/éleveurs en particulier).

Les 13 Caritas actives sur le projet considèrent l’agroécologie comme un ensemble de pratiques agricoles, un modèle économique et une démarche de société pouvant répondre à 4 des enjeux majeurs de la région du Sahel :

  • la sécurité alimentaire (quantitative et qualitative) ;
  • l’accès à un revenu décent pour les paysans ;
  • l’adaptation au changement climatique et la gestion durable des ressources naturelles ;
  • le renforcement de la cohésion sociale pour le développement des territoires.

Le programme est mis en œuvre dans 6 pays de la bande sahélienne – Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad, Mauritanie, Sénégal – ainsi que dans le nord Bénin et le nord Togo, situés le long du même transept agroclimatique et souffrant de conditions similaires : érosion hydrique et éolienne, dégradation des parcours naturels, absence de gestion des effectifs de ruminants d’élevage, insécurité alimentaire, etc.

La phase pilote du programme, dont le travail préparatoire a débuté le 1er octobre 2018, se poursuivra jusqu’au 31 décembre 2020 (2 ans et 3 mois).

Le programme sera mis en œuvre par l’équipe de coordination au niveau régional et international à travers des activités communes et transversales. Au niveau national, il sera mis en œuvre par les neuf partenaires sahéliens, à travers leurs huit projets pays.

Objectif: Transition vers l’agroécologie

L’objectif général du programme est de renforcer les capacités d’intervention des partenaires et des populations afin de permettre la transition vers l’agroécologie dans un contexte de changement climatique.

La formation, les échanges et l’expérimentation par les partenaires et les producteurs/rices permettront d’améliorer les capacités de la société civile locale à répondre aux défis structurels de la zone. Le programme facilitera l’accélération d’initiatives issues des projets et de la recherche-action en concertation avec les autorités publiques ce qui mènera à une meilleure reconnaissance des bénéfices sociaux, économiques et environnementaux de l’agroécologie. Les mécanismes d’échanges au niveau local et régional et la mise en lien avec des ONG de la zone sahélienne favoriseront également la mutualisation et l’émergence de solutions durables et complémentaires pour traiter les causes de l’insécurité alimentaire.

Public cible : producteurs/rice et organisations paysannes

Les bénéficiaires directs du programme sont les quelque 4.000 producteurs/rices et 50 organisations paysannes accompagnées dans le cadre de la mise en œuvre de pratiques agro-écologiques. Une attention particulière sera portée à la participation active des jeunes (15 % des producteurs/rices) et des femmes (40 % des producteurs/rices), populations clés pour contribuer à la sécurité alimentaire. Autres bénéficiaires directs sont les 77 membres des équipes des partenaires des 8 pays portant des projets agricoles et dont les compétences seront renforcées. Les communautés rurales et les consommateurs/rices bénéficieront indirectement de l’amélioration des conditions de vie sur leur territoire.

Les acteurs locaux, nationaux, régionaux et internationaux qui promeuvent l’agroécologie bénéficieront eux-aussi du programme à travers les échanges et partenariats établis (centres de recherches, universités, services techniques municipaux, OSC locales et réseaux existants, ONG internationales, membres du réseau Caritas Internationalis).

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