« Il n’y a pas un type de profil. Ce sont des nationalités variées, des parcours totalement différents et des dynamiques familiales très diverses. » explique Alice Guebs, accompagnatrice sociale au sein de Youth in Transit. Le contact humain prime et la relation avec chaque jeune est différente et va dépendre de leur personnalité et de leur vécu. Pour cela, un accompagnement individuel est primordial, tout autant que des sessions en groupe. « Certains nous parlent ouvertement de leur pays et de leur famille, d’autres pas du tout. La communication varie énormément », poursuit Alice.
L’adolescence est réputée pour être une période compliquée, mais traverser celle-ci dans un pays inconnu et sans repères l’est encore davantage. Le parcours d’exil ainsi que la procédure d’asile provoquent des états de stress qu’aucun·e jeune ne devrait connaître. « Ils et elles sont responsabilisé·es très vite et doivent être indépendant·e au quotidien alors qu’ils et elles ne sont que des ados », renchérit Alice.