L’opposition est totalement fragmentée

Caritas International L’opposition est totalement fragmentée
31/08/2015

Au printemps 2011, les communautés locales ont spontanément créé leurs propres milices, sans définir d’autorité centrale, et ce afin de faire tomber le régime en place. En juillet 2011, elles se sont unies, formant ainsi une alliance – l’opposition était née : l’Armée Syrienne Libre. Très rapidement, des djihadistes – avec des intérêts différents voire divergents – de l’intérieur et de l’extérieur du pays ont décidé de se joindre à elle. N’ayant pas les moyens de s’armer efficacement contre l’armée du régime, l’Armée Syrienne Libre a a intégré ces nouveaux combattants (et leurs armes) dans les rangs.

Cinq ans plus tard, l’opposition est totalement fragmentée : plus de 2.000 mouvements armés ont été recensés, construits sur des bases idéologiques, religieuses ou tribales. La force rebelle la plus importante, la plus connue et la mieux armée est le groupe Etat Islamique (Daesh). En très peu de temps, il a conquis des territoires aussi bien en Irak qu’en Syrie. Il contrôle près de deux tiers de la Syrie, surtout dans le désert, et près d’un tiers de l’Irak. Ensuite, il y a Jabhat al-Nusra, la branche syrienne du réseau international Al-Qaeda. Les analystes estiment que l’armée d’Assad serait constituée d’environ 6.000 combattants. L’Armée de la Syrie Libre, créée en 2011 a cessé ses activités, même si le nom sert de concept fourre-tout utilisé par les opposants au régime lorsqu’ils se réfèrent à des groupes rebelles non-islamiques. Enfin, les Kurdes font cavalier seul et tentent de repousser tant que faire se peut ses anciens et nouveaux ennemis. Après plus de quatre ans, un constat est flagrant : la solution pour sortir du conflit ne sera pas militaire.

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