Froid cinglant en Grèce et aux Balkans

Caritas International Froid cinglant en Grèce et aux Balkans

© Caritas Internationalis

13/01/2017

C’est un drame annoncé depuis des mois. Et pourtant, nous n’avons pas su l’éviter. En Grèce, près de 1.000 réfugiés survivent dans des tentes. Hommes, femmes et enfants. En Serbie, le gouvernement a pu reloger près de 7.000 réfugiés dans des structures d’accueil temporaires. Pour quelque 1.500 autres, il n’y a plus de place. Ils survivent dans la rue.

« En Grèce, les conditions atmosphériques sont, depuis décembre, très mauvaises« , raconte Maristella Tsamatropoulou de Caritas Grèce. « D’abord, il y eu le froid. Cinglant. Et puis, aujourd’hui, la neige. » Surtout au nord du pays et à sur l’île de Lesbos, l’hiver est rude.

Tentes et conteneurs

Dans le centre de Moria (Lesbos), les tentes croulent sous la neige. Le gouvernement s’est donc décidé à envoyer un navire afin d’accueillir 500 personnes à bord. Au début les réfugiés étaient méfiants et hésitants par peur d’être renvoyés vers la Turquie mais à présent les premiers groupes sont montés à bord.

A cause du froid, des canalisations d’eau éclatent. « A Thessalonique, où Caritas accueille depuis des mois des réfugiés dans des abris temporaires, l’eau courante manque », commente Maristella Tsamatropoulou. « C’est pourquoi nous avons décidé de déménager ces personnes vers des hôtels. »

En Macédoine, les réfugiés ont accès à des camps et soins et services de base, mais les conditions sont difficiles. Le froid, encore. Les conteneurs dans les camps sont chauffés mais sont réservés aux réfugiés enregistrés auprès des autorités. Aujourd’hui, bon nombre de migrants et réfugiés non-enregistrés cherchent également refuge. Malheureusement certains échouent… Hier, un homme mort a été retrouvé dans un wagon de train.

 

Comment se chauffer ?

Plus au nord encore, en Serbie, le mercure descend jusqu’à -10°C. Le bois de chauffage y est encore et toujours la source principale pour se chauffer. Mais à cause du froid et de la neige, impossible d’en ramasser, de se faire livrer ou d’en acheter. Surtout pour les réfugiés dans les camps. La plupart des habitants – surtout les plus démunis – ont déjà épuisé leurs réserves de bois. Et ce, alors que les météorologues prévoient de grands froids pour encore plusieurs jours, voire semaines.

Dans la capitale, Belgrade, un accueil est prévu pour les adultes et les enfants mais ce dernier est aujourd’hui saturé. Les conditions de vie y sont bonnes mais la nourriture vient à manquer. Dans les plus petits villages et centres d’accueil, la neige empêche les équipes d’encadrement de travailler normalement. Caritas reçoit un grand nombre de demandes de réfugiés et de personnes précarisées qui cherchent de la nourriture, des médicaments et du bois de chauffage.

Conséquence des politiques européennes

Ce à quoi nous assistons aujourd’hui est la conséquence directe d’une politique Européenne négligente et inhumaine. Un drame qui aurait pu être évité.

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