Ebola bat en retraite !

Caritas International Ebola bat en retraite !
Caritas International Ebola bat en retraite !
Caritas International Ebola bat en retraite !
19/02/2016

Le 20 novembre 2015, le Liberia repassait en état d’alerte maximal, avec une quatrième vague de transmission du virus Ebola. Trois jours plus tard, 17 personnes étaient placées en isolement. En décembre, on constate heureusement que l’épidémie a pu être rapidement maîtrisée puisqu’aucun nouveau cas n’a été déclaré. La stratégie mise en place par tous les acteurs a été efficace.

Retour en arrière : fin 2014, les services de santé libériens croulent sous l’afflux important de personnes infectées par le virus. Vu le manque de personnel, de protection et de formation, la population n’a plus confiance, elle se détourne massivement des centres de soin qui ferment les uns après les autres. La maladie ravage le pays.

Repousser la maladie

En partenariat avec le National Catholic Health Council, le réseau Caritas, sous la houlette du CRS (Caritas américaine) a pu mettre en place un centre où des dizaines d’agents de santé ont été formés en IPC (Infection Prevention & Control), en WASH ( assainissement de l’eau et promotion de l’hygiène) et en gestion sécurisée des déchets, ensevelissement des corps,…

Les infrastructures de soin ont ainsi été améliorées et sécurisées : meilleur triage à l’entrée, construction d’une aile sécurisée pour les cas suspectés ou infectés, et amélioration des structures d’assainissement d’eau (puits, pompe submersible, réservoir, connexions, système de distribution, lavabos, latrines, évacuation des eaux usées, aire de déchets). La quarantaine d’employés répartis dans trois centres médicaux assurent également la surveillance épidémiologique, grâce à un système de collectes de données instauré par CRS.

Le message religieux

Les leaders religieux, catholiques et musulmans ont joué un rôle essentiel dans la lutte contre Ebola. C’est grâce à leur intervention, leur message de santé et de tolérance auprès des paroissiens que le virus a pu être endigué. Comme sources d’information fiables, ils ont enrayé les rumeurs sur la maladie et encouragé les communautés à accepter les conseils de travailleurs de la santé. Ils ont également joué un rôle crucial dans le soutien apporté aux survivants et dans le combat contre la stigmatisation. Dommage disent certains que les leaders religieux n’aient pas joué ce rôle plus tôt. C’est en tout cas ce qui ressort de l’étude menée par Cafod (Caritas anglaise).

Rebecca Mulvah, 34, and her daughter Blessing, 2, in Balakatala, Liberia. Rebecca and her daughter became sick with Ebola in November 2014 after Rebecca's mother became sick. Her mother cared for the first person sick with Ebola in the village. Rebecca's son also became sick, and died. She went to live in the bush for a time because there were rumors that neighboring villagers wanted to burn her village because of the Ebola fears. To help prevent the spread of Ebola in the future, Caritas staff came to Balakatala, Liberia, to promote better hygiene and distribute hygiene kits (50 buckets, 5 bars of soap per bucket, and 1 bottle of bleach per bucket).

Rebecca Mulvah est heureuse d’avoir pu rentrer chez elle, dans le village de Balakatal. Elle avait fui vers un campement dans le bush quand elle a entendu certaines rumeurs : le village allait être brûlé pour éviter la propagation du virus. A 34 ans, la jeune femme est mère d’une fillette de 2 ans. La maladie a emporté son fils et sa mère.

En novembre 2014, avec sa fille, elles sont contaminées par le virus. Au-delà de la peur de contracter Ebola, c’est la peur du voisin et de la rumeur qui fait encore davantage de dégâts.

Caritas International.be, avec le soutien du WBI et de ses fidèles donateurs a pu soutenir le projet mené de front par CRS et les partenaires locaux. De tout cœur, nous vous remercions de tout cœur pour votre engagement dans cette lutte contre l’un des virus les plus virulents.

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