Caritas International L’histoire de Wesal
25/08/2016

Un abri pour les Irakiens déplacés par l'Etat islamique

Le domicile de Wesal Badel ressemble plus à une cave qu’à une maison : tout en glaise et sans aucune fenêtre. Sans porte d’entrée, serpents et scorpions s’y introduisent facilement. Cette habitation se trouve à Reveka dans le Kurdistan irakien. Wesal et sa famille y ont trouvé refuge en 2014, après s’être échappés du Sinjar, à environ 160 km à l’ouest de Mossoul, alors que l’Etat islamique approchait.

Ces habitations ont été construites par le gouvernement en pleine période de croissance économique. Suite à la crise, elles ont été abandonnées. Jamais terminées, elles ressemblent à de simples squelettes : sans fenêtre, sans porte et sans eau courante. Mais la plupart des gens préfèrent avoir une maison inachevée plutôt que de se retrouver dans un camp.

Depuis l’hiver 2014, Caritas s’attache à revaloriser plus d’un millier de ces maisons inachevées en y installant des portes, des fenêtres, des prises d’eau, des toilettes et des douches. L’air circule. Les bêtes sauvages sont tenues à l’écart. Caritas a aussi ouvert la voie à des accords entre les gouvernements locaux et les propriétaires fonciers. En échange des améliorations, les familles sont autorisées à vivre là pendant deux ans sans payer de loyer.

Selon les estimations, plus de 80% des Irakiens déplacés vivent hors des camps organisés, dans le Kurdistan irakien. Les édifices inachevés hébergent des dizaines de milliers de personnes, une seule maison pouvant contenir jusqu’à 35 personnes, dans un espace prévu pour une famille.

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