Notre pays recommencera à enfermer des enfants à partir de janvier

Caritas International Notre pays recommencera à enfermer des enfants à partir de janvier
15/11/2017

D’ici peu, des enfants seront mis derrière les barreaux pour la seule et unique raison de leur statut migratoire ou de celui de leurs parents, alors que la Belgique avait cessé cette pratique depuis 2008. C’est ce qu’a annoncé Theo Francken, secrétaire d’État à l’Asile et la Migration, dans sa note de politique générale du 19 octobre 2017. Cette note est discutée en ce moment au Parlement.

Que retrouve-t'on dans cette note ?

Dans cette note, M. Francken rappelle son projet de détenir des familles avec enfants en séjour irrégulier. Un centre fermé qui serait « adapté » aux besoins d’enfants est en train d’être construit près de Brussels Airport, à côté du centre déjà existant, le centre 127bis. Au total, il y aura cinq unités, trois pour détenir des familles de maximum six personnes, et deux pour détenir des familles de maximum huit personnes.

Précisons que c’est la première fois que nous avons une information précise quant à la date d’ouverture de ce centre fermé.

Nous rappelons que la détention n’est jamais dans l’intérêt de l’enfant, et que des recherches ont démontré l’impact négatif de la détention sur le développement, la santé et le bien-être des enfants. De plus, un très grand nombre d’expert-e-s se sont prononcés contre la détention des enfants, et des études ont montré que la détention n’améliorait pas la collaboration entre la famille et les autorités. Nous sommes également toujours fortement préoccupés par la durée de détention prévue dans ce centre fermé, et par les « types » de familles qui seront concernées.

Nous appelons une nouvelle fois le gouvernement à faire le choix de ne pas détenir d’enfants pour des raisons migratoires. Il est possible d’avoir une politique de retour sans enfermer des enfants, comme le montrent les cas de l’Allemagne et de l’Espagne, par exemple. Faisons ce choix.

Car : On n’enferme pas un enfant. Point.

Plus d'informations

La Plate-forme  Mineurs en exil et ses partenaires –  Caritas International, le CIRÉ, Vluchtelingenwerk Vlaanderen et JRS-Belgium – ne sont pas seuls dans leur opposition à la détention d’enfants en Belgique : leur position a déjà été signée par plus de 70 organisations, parmi lesquelles figurent notamment des réseaux d’enseignement, des organisations de jeunesse et des organisations de défense des droits de l’homme. Plus d’informations sur www.onnenfermepasunenfant.be

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